
Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) |
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L'Adie, un
réseau associatif qui
soutient l'activité économique et la
réinsertion
par le microcrédit Objectifs et missions de l'Adie
Le microcrédit de son
origine à sa forme moderne
Dispositifs proposés par l'Adie Prêts solidaires aux créateurs d'entreprises Accompagnement
personnalisé des porteurs de projets
Organisation territoriale et financement
Partenaires de l'Adie
Initiatives mises en place en France par l'Adie et ses partenaires Semaine du microcrédit
et Année internationale du microcrédit Le dispositif Créajeunes encourage les jeunes des
quartiers sensibles à créer leur entreprise Protocole d'accord avec l'ARF pour promouvoir le microcrédit
dans le cadre des SRDE Des "antennes mobiles" pour aller à la rencontre
des créateurs dans les zones rurales défavorisées
Autres initiatives françaises en faveur du microcrédit
Fonds de
cohésion sociale
Programme "Entreprendre en
banlieue" de PlaNet Finance

| L'Adie, le réseau associatif de soutien de l'activité
économique et de la réinsertion par le
microcrédit
Objectifs et missions de l'Adie L’Association
pour le droit à
l'initiative économique (Adie) est une structure
associative
régie par la loi du 1er juillet 1901,
créée en 1989
et reconnue d'Utilité publique par le Conseil
d'État le 10
janvier 2005. Elle a pour mission d'adapter à la France le
principe
du microcrédit. Déjà largement
diffusé dans
de nombreux pays en voie de développement, le
microcrédit
consiste à prêter une petite somme à
des individus à
faibles revenus en vue de créer et développer une
activité. |
L’Adie
est habilitée par la Commission bancaire à proposer
des prêts à des personnes qui ne peuvent
prétendre au crédit bancaire classique. Ce
partenariat banques / associations est régi par l’article
L511-6 du code monétaire et financier, dans le
cadre de la
loi
bancaire n° 84-46 du 24 janvier1984. Il permet aux
associations finançant les chômeurs et
allocataires des minima sociaux d’emprunter pour
prêter.
Le microcrédit de son origine
à sa forme moderne Le
microcrédit (également appelé
"micro-finance") est
un système bancaire alternatif qui aide
les personnes les plus pauvres à se
réinsérer dans
la vie économique en
leur accordant des prêts d'un montant réduit.
Imaginé dans sa forme
moderne dans les années 70 dans différents Etats
du
tiers-monde, il est
devenu aujourd'hui un secteur bancaire à part
entière et
en plein
développement dans les pays industrialisés. Le
modèle économique appliqué en France
et en Europe
est différent de celui qui prévaut dans
les pays du Sud, car le premier est centré sur la
création d'entreprise là où
le modèle originel propose des prêts collectifs
servant
à financer des
activités pour la plupart déjà
existantes. Dans
les pays
industrialisés, le microcrédit se
définit par des
prêts individuels aux
taux d'intérêt bas, voire bonifiés par
l'Etat, qui
sont compris entre 2
000 et 15 000 €. Il permet d'une certaine façon de
pallier
les carences
des grandes banques commerciales qui hésitent à
proposer
leurs services
aux exclus sociaux, RMIstes et chômeurs. Pour les
économistes, le
microcrédit ne vient pas en remplacement des financements
publics
traditionnels, mais représente un vecteur d'insertion
sociale
qui permet aux bénéficiaires de retrouver un
emploi, de
se loger et de
nourrir, soigner et éduquer sa famille.
L’Adie,
qui estime que "5 millions de Français sont exclus du
crédit bancaire classique", aide en particulier les
personnes
exclues du marché du travail et du système
bancaire
à créer leur entreprise et leur propre emploi :
demandeurs d’emploi, bénéficiaires du
RMI exclus du
système bancaire classique, etc. L'association leur ouvre
l’accès au crédit et leur
apporte la formation et l’accompagnement
nécessaires pour
mener
à bien leur projet. Elle leur permet également de
sortir
des dispositifs d'aide sociale : en 2006, le taux de
réinsertion
des personnes soutenues par l'Adie au cours des 5 dernières
années était de 75 %.
Dispositifs proposés par l'Adie
Prêts solidaires aux créateurs d'entreprises Selon l’avancement et le
type de projet, l’Adie propose des prêts dont les
montants vont de 500 à 5 000 €. Ils peuvent prendre
la forme d’un : - Prêt
solidaire de création de 500 à 5 000 € maximum
: dans le cadre du démarrage d'une entreprise ;
- Prêt d'honneur de 5 000
€ maximum : pour un
créateur, augmentation de ses fonds propres en
complément
du prêt solidaire ;
- Prêt
de matériel : mise à disposition d'un
matériel de vente sur les marchés, d'un
véhicule, d'un ordinateur afin de tester une
activité ;
- Prêt
progressif de 1 000 puis 2 000 et 3 500 € :
financement d'une petite activité économique ;
- Prêt de développement
: dans le cadre du
développement d'une entreprise existante, du renouvellement
du
matériel, de l'augmentation des stocks, de la
diversification des
produits, etc. ;
- Prêt test
de 1 500 € maximum : destiné à tester la
faisabilité d'un projet.
Les fonds sont mis directement à disposition par
l’Adie ou prêtés par des banques
partenaires ayant signé une convention avec
l’Adie. L'association est aussi habilitée
à délivrer le Prêt à la
création d’entreprise (PCE) d'Oséo.
Pour obtenir un appui financier de l’association,
le créateur rencontre un conseiller de l'Adie avec lequel il
formalise son projet
de création d’activité. L’attribution des
prêts est
décidée dans le cadre d’un
comité de crédit constitué de
bénévoles (anciens banquiers, chefs
d’entreprise, experts-comptables, etc.), du
délégué régional, puis de
représentants
de partenaires bancaires après étude du dossier.
Parmi les
critères de sélection qui motivent une
décision d'attribution,
la viabilité du projet, mais aussi la capacité et
la détermination
de son promoteur, sont des caractéristiques essentielles. Il est
à noter que, dans certaines régions ou
départements, des
primes
complémentaires à ces prêts peuvent
être
accordées.
Les
difficultés de ces
publics créateurs ne se limitant pas au financement de leur
projet d'entreprise, l'Adie se développe en proposant et
testant
différents produits annexes qui viennent en
complément de
son offre initiale. Depuis 2007, l'Adie soutient son offre de
microcrédit en expérimentant des produits de
micro-assurance en partenariat avec les organismes d'assurance. L'Adie
a également expérimenté en 2006 le
microcrédit social au particulier qui permet "de lever
d’éventuels blocages financiers que peuvent
rencontrer des
personnes dans la recherche d’un emploi ou en amont de leur
projet de création d’entreprise".
Accompagnement personnalisé
des porteurs de projets L’Adie
propose aussi des prestations de conseil personnalisées aux
porteurs de projet à chaque étape de leur projet
de
création d’entreprise : accueil, expertise
du dossier, montage du projet et suivi de l’entreprise
jusqu’à deux
ans après sa création. Ce soutien contribue
à
minimiser le taux d'échec et permet de mieux
maîtriser les
risques. L'accompagnement de l'association peut prendre plusieurs formes :
- Aide administrative,
- Appui
à la comptabilité,
- Aide au
développement commercial,
- Aide
à l’insertion bancaire.
Organisation territoriale et financement
L’Adie dispose d’un réseau de proximité
qui couvre toute la France (DOM-TOM inclus). En 2009, ce
réseau comprend 22 délégations
régionales, 119 antennes, ainsi que 380 permanences
implantées notamment dans les quartiers sensibles.
L’action de l’Adie est soutenue
financièrement par
les pouvoirs publics (collectivités locales notamment) et le
secteur privé (dons d’entreprises et de
particuliers).
Elle s’appuie sur une équipe composée
de 437
permanents et plus de 1 270 bénévoles appartenant
principalement au monde de l’économie et de la
finance. A
noter, l’appui des Conseils régionaux, Conseils généraux, villes et communautés
d’agglomération représentait en 2006
plus de 50 %
des ressources de l'association. L'Union européenne, par
l'intermédiaire du Fonds social européen et plus
récemment de la BEI (Banque européenne
d'investissement)
et son initiative Jeremie, soutient également
financièrement l'Adie.
Partenaires de l'Adie
L'action de l'Adie
est conduite en collaboration étroite avec
différents partenaires tels que : - Banques
: Caisse des Dépôts, banques privées… ;
- Organismes
d’aide à la création
d’entreprise :
chambres de métiers et de l'artisanat, chambres de commerce
et d’industrie… ;
- Dispositifs
locaux d’action sociale : services sociaux de
l’Etat, ANPE, associations caritatives, associations de
quartiers… ;
- Etc.
Initiatives mises en place
en France par l'Adie et ses partenaires
Semaine du microcrédit
et Année internationale du microcrédit
L'année 2005 a été
déclarée
"Année internationale du micro-crédit" par
l'Organisation
des Nations
unies. Dans ce contexte, l'Adie a organisé pour la
première fois cette année-là
la Semaine du
microcrédit (31 mars - 7 avril) qui a permis de sensibiliser
le
public sur l'intérêt du microcrédit et
de
recueillir dans toute la France les initiatives
économiques
conduites par différents publics en difficulté.
Selon
l'Adie, 7 000 projets ont été
réceptionnés
en 2005 au cours de cette première semaine et 50 000
personnes
ont été rencontrées (soit
l'équivalent d'un
trimestre d'activité pour l'association). Une nouvelle édition de la Semaine du microcrédit a lieu chaque année au printemps. Visiter
le site de l'Adie consacré à la Semaine du
microcrédit.
Le dispositif CréaJeunes encourage les jeunes des
quartiers sensibles à créer leur entreprise Depuis octobre 2007, le dispositif
CréaJeunes permet aux jeunes des
quartiers sensibles d'être accompagnés dans la
création d'une entreprise. Ce dispositif s'appuie
sur un
accompagnement "avant et après la création
adapté
au profil du porteur de projet" à travers des modules de
formation et des accompagnements personnalisés
animés par
l'ANPE ainsi que des immersions dans des entreprises existantes. En
parallèle, des financements sont également
proposés à ces jeunes par
l'Adie pour les aider
à
supporter les dépenses liées à la
préparation du projet (à travers une aide
à la
réalisation d'une étude de marché)
mais aussi pour
démarrer leur activité, via un
microcrédit et
éventuellement une prime. Une convention de partenariat a
été
signée entre l'ANPE et l'Adie le 4 septembre 2007, avec
l'objectif de contribuer à la création de 500
entreprises
par des jeunes dans les quartiers sensibles d'ici à
décembre 2008. Consulter la fiche du dispositif
CréaJeunes dans le Répertoire des aides aux entreprises de l'Observatoire des aides et visiter l'espace consacré à CréaJeunes sur le site de l'Adie.
Protocole d'accord avec l'ARF pour promouvoir le microcrédit
dans le cadre des SRDE
Un grand nombre de schémas régionaux de
développement économique (SRDE)
adoptés par les Conseils régionaux en 2005 et
2006 intègrent
l'utilisation du microcrédit pour favoriser la
création d’entreprises. Aussi, à
l'occasion de la
Semaine du Microcrédit qui s'est tenue du 22 au 26 mai
derniers, l’Association des
Régions de France (ARF) et l’Association pour le
droit
à l’initiative économique (Adie) ont
signé un protocole d'accord qui vise "à
réaffirmer, voire à amplifier le soutien
apporté par les régions françaises au
développement du microcrédit". Chacune des
régions devra définir par la suite ses propres
modalités de partenariat avec l'Adie, qui pourra prendre
l'une ou l'autre des formes suivantes :
- "Contribution au
financement des services de conseil et
d’accompagnement des créateurs
d’entreprise" ;
- "Renforcement des fonds
propres ou
quasi fonds propres des TPE créées par des fonds
de prêts d’honneur ou des primes" ;
- "Campagnes
régionales de communication sur le
microcrédit" ;
- "Facilitation de
l’accès à des locaux professionnels" ;
- "Echange
des bonnes pratiques de partenariat entre les
Régions et les délégations
régionales de l’Adie".
Des "antennes mobiles" pour aller à la rencontre
des créateurs dans les zones rurales défavorisées
L'Adie s'est associée en décembre 2007 avec
Groupama Assurances "pour faciliter l'accès au crédit
à des personnes défavorisées qui
souhaitent créer leur entreprise dans des régions
où la population est particulièrement
isolée et où le taux de
précarité est supérieur à celui des
zones urbaines
défavorisées". L'association prévoit d'aller
à la rencontre de ces publics à travers une "approche non
conventionnelle" qui se caractérisera par le déploiement
"d'antennes
mobiles" de l'Adie. Des projets pilotes vont ainsi être
lancés "dans les
départements de la Creuse, du Cantal, des
Deux-Sèvres et de la Vienne". La société Groupama
soutiendra cette opération à hauteur de 150 000 €
sur 3
ans.
Autres initiatives françaises en faveur du microcrédit
Fonds de cohésion sociale
Différentes mesures ont également
été prises par le gouvernement pour encourager le
microcrédit, en particulier lors de l'adoption de la loi
n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale
dont l'application est assurée par le ministère
de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement :
Programme "Entreprendre en banlieue" de
PlaNet Finance L'ONG
PlaNet Finance, spécialisée dans le
microcrédit, a
lancé le 10 octobre 2006 le programme "Entreprendre en
banlieue"
qui a vocation à "susciter, dans les zones urbaines
sensibles
(ZUS) des créations de petites entreprises
répondant
à des besoins de proximités manquants". Des
associations
de détection et d'accompagnement de micro-entrepreneurs
(Adam)
ont ainsi été créées au
sein des quartiers
; elles sont animées par des habitants qui ont une
expérience entrepreneuriale. Leur mission est d'informer les
porteurs de projets potentiels et de faire se rencontrer l'offre et la
demande, mais pas de proposer des financements. PlaNet Finance oeuvre
ainsi en collaboration avec l'Adie et le réseau France
Active. En
marge de ce programme, l'ONG PlaNet Finance expérimente
différents moyens pour soutenir l'activité
économique dans les quartiers sensibles, notamment un fonds
d'investissement de capital-risque qui prend des participations en
capital dans des micro-entreprises un an après leur
création. Ce fonds, baptisé
FinanCités, a
été lancé avec une base de 5
M€ en janvier
2007.
© Institut
Supérieur des Métiers
Observatoire des aides aux
entreprises et du développement économique
http://www.aides-entreprises.fr Mise à jour : 24 mars 2009
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