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Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC)

Objectifs

Types d'actions éligibles au titre du FISAC
       1. Les opérations individuelles
       2. Les opérations collectives
            Actions éligibles au titre des dépenses de fonctionnement

                Actions éligibles au titre des dépenses d'investissement
                Actions éligibles au titre des aides directes aux entreprises

       3. Les études
       4. Les actions collectives spécifiques au niveau national
       5. Les intérêts d'emprunts

Financement du FISAC

Gestion du FISAC
       En amont : pilotage des politiques publiques de soutien du commerce de proximité
             Conseil stratégique du commerce de proximité

                 Commission d'orientation du commerce de proximité

       En aval : gestion du dispositif, de la demande à l'attribution des crédits
             Elaboration des dossiers de demande d'aide (CCI/CMA)
                 Instruction des dossiers (DRCA - DIRRECTE)
                 Attribution des crédits (DGCIS)

Bilan des interventions du FISAC



Objectifs

Créé par la loi n°89-1008 du 31 décembre 1989 relative au développement des entreprises commerciales et artisanales et à l'amélioration de leur environnement économique, juridique et social, le FISAC est un outil d'accompagnement des évolutions du secteur du commerce, de l'artisanat et des services. Il a pour objectif de favoriser la création, le maintien, la modernisation, l'adaptation ou la transmission des petites entreprises du commerce, de l'artisanat et des services (implantées dans des communes de moins de 3 000 habitants, et dont le CA HT annuel est inférieur à 1 M€), cela afin de préserver ou développer un tissu d'entreprises de proximité notamment en milieu rural, dans les zones de montagne, dans les halles et marchés ainsi que dans les quartiers prioritaires de la ville. Il peut également aider les commerces de proximité qui ont subi un éloignement de leur clientèle sous l'effet de l'engagement de travaux publics, à reprendre une activité normale.

Le dispositif est fondé sur une solidarité financière entre la grande distribution et les petites entreprises de proximité : le FISAC est en effet alimenté par un prélèvement sur la Taxe sur les Surfaces Commerciales (TASCOM) payée par les commerces dont la surface de vente est supérieure à 400 m² et dont le CA HT annuel est supérieur à 460 000 €.
D'après l'article 100 de la Loi de Modernisation de l'Economie du 4 août 2008, la dotation du Fonds a été augmentée de 20 % et représente désormais 15 % du montant de la TASCOM, dans la limite de 100 M€.  Désormais gérés au niveau régional au sein des DIRECCTE, les crédits du FISAC sont toujours attribués sur décision du Secrétariat d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services. Toutefois, une convention peut être signée entre l'État et les Régions ayant adopté un schéma régional de développement économique (SRDE), et souhaitant se voir confier la délégation de mise en oeuvre de ces aides de l'État.



Types d'actions éligibles au titre du FISAC

Cinq types d'actions peuvent être financées par l'Etat dans le cadre du FISAC :

- les opérations individuelles,
- les opérations collectives,
- les études,
- les actions collectives spécifiques,
- les intérêts d'emprunts.

1. Les opérations individuelles

Les opérations individuelles concernent les entreprises de proximité réalisant un chiffre d'affaire annuel HT inférieur à 1 M€ et implantées dans des communes de moins de 3 000 habitants. Elles visent à favoriser la création, la rénovation ou la modernisation de ces commerces. Les entreprises bénéficiaires doivent être inscrites au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers ; sont exclues les pharmacies et les professions libérales, ainsi que les activités liées au tourisme. Les cafés et restaurants sont éligibles quand leurs services s'adressent essentiellement à la population locale.
Ces opérations ne doivent pas créer de distorsion de concurrence. Elles doivent être précédées d'une étude de faisabilité dont le coût n'est pas pris en compte pour le calcul de la subvention du FISAC.
La maîtrise d'ouvrage peut être publique ou privée (dans ce dernier cas, le projet doit être agréé par la commune d'implantation dans le cadre d'une délibération du conseil municipal ou par le président d'un établissement public de coopération intercommunale compétent dont relève la commune d'implantation).

Les investissements éligibles sont :
  • les investissements liés à la modernisation de l'appareil productif,
  • l'aménagement des locaux,
  • les équipements destinés à assurer la sécurisation des entreprises et des locaux d'activité,
  • les aménagements facilitant l'accessibilité des commerces aux personnes handicapées et aux personnes à mobilité réduite,
  • l'acquisition de locaux destinés à être loués pendant 10 ans minimum lorsque le projet est porté par une collectivité publique,
  • l'aménagement des abords immédiats du commerce lorsque le projet est porté par une collectivité publique.
Consulter la fiche du dispositif  Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC) - Opérations individuelles dans le Répertoire des aides aux entreprises.

2. Les opérations collectives 
  • Ces opérations concernent un groupe d'entreprises implantées sur une zone géographique donnée. Elles ont pour but de consolider les entreprises commerciales, artisanales et de services par la mise en oeuvre coordonnée d'aides indirectes collectives (actions sur l'environnement immédiat, conseil, groupements, animation, promotion) et d'aides directes individuelles ;
  • Les entreprises éligibles peuvent bénéficier d'aides directes à la modernisation lorsqu'elles sont situées dans un pays, un groupement de communes rurales ou un bassin d'emploi rural et si la commune compte moins de 3 000 habitants ;
  • Elles doivent être précédées d'une étude de faisabilité éligible au titre des dépenses de fonctionnement prises en charge par le FISAC ;
  • La maîtrise d'ouvrage doit être assurée par l'une des communes désignée comme chef de file, un groupement de collectivités ou un de leurs établissements publics, une chambre consulaire ou une société d'économie mixte ;
  • Le financement de l'opération doit donner lieu à un engagement financier des collectivités territoriales concernées qui est la contrepartie du financement de l'Etat, le principe étant la parité ;
  • L'opération peut avoir un caractère pluriannuel, mais ne peut excéder trois tranches ;
  • L'instruction des dossiers est assurée par les Délégués régionaux au commerce et à l'artisanat .
Les actions éligibles dans le cadre des opérations collectives sont :

Au titre des dépenses de fonctionnement
  • Les études de conception pouvant intervenir en complément de l'étude de faisabilité (ces études peuvent être réalisées par les chambres consulaires ou des opérateurs publics, dès lors qu'il y a eu au préalable une mise en concurrence) ;
  • Le recrutement d'un animateur (la participation annuelle de l'Etat est limitée à 15 000 € pour un emploi à temps plein) ;
  • Les opérations collectives de communication et de promotion auxquelles les associations de professionnels doivent participer financièrement de façon significative ;
  • Les opérations collectives d'animation lorsqu'elles présentent un caractère innovant et structurant.
Au titre des dépenses d'investissement
  • L'achat par la collectivité publique de locaux d'activité (hors fonds commerciaux), en cas d'absence de repreneur ;
  • La signalétique des espaces dédiés aux activités commerciales, artisanales et de services ;
  • Les équipements destinés à faciliter l'accès direct à ces espaces, ainsi que le stationnement de proximité ;
  • Les halles et marchés couverts, ainsi que les marchés de plein air (gros oeuvre et aménagements intérieurs) ;
  • Les investissements de restructuration des centres commerciaux de proximité, lorsque l'EPARECA n'intervient pas.
Au titre des aides directes aux entreprises
  • La rénovation des vitrines ;
  • Les dépenses d'investissement relatives à la modernisation des entreprises et des locaux d'activité quand les entreprises sont situées en zone urbaine sensible ou zone franche urbaine ;
  • Les équipements destinés à assurer la sécurité des entreprises commerciales, artisanales et de services ;
  • Les aménagements ayant pour but de faciliter l'accès des personnes handicapées et à mobilité réduite aux commerces de proximité.
Consulter la fiche du dispositif Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC) - Opérations collectives dans le Répertoire des aides aux entreprises.

3. Les études
  • Les études préalables (notamment études de faisabilité) uniquement dans le cadre des opérations collectives ;
  • Les études d'évaluation des opérations subventionnées ;
  • Les études mesurant et analysant l'évolution des mutations des commerces de proximité pour une meilleure préparation des politiques publiques encadrant ces commerces ;
  • Les études nécessitées par l'élaboration d'un cahier des charges, permettant aux communes d'investir dans les meilleures conditions sur les projets suivants :  revitalisation du centre-ville, formation de médiateurs du commerce ou investissements visant l'accessibilité des commerces aux personnes handicapées ou à mobilité réduite.
Consulter la fiche du dispositif Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC) - Etudes dans le Répertoire des aides aux entreprises.

4. Les actions collectives spécifiques au niveau national
  • Actions visant à anticiper l'évolution des mutations des commerces de proximité pour soutenir leur création, leur modernisation, leur essor ou leur transmission;
  • Actions permettant aux commerces ayant traversé des circonstances exceptionnelles graves pour le maintien du tissu commercial de retrouver une activité normale (par exemple, retour d'une clientèle temporairement éloignée par une difficulté d'accès aux commerces due à des travaux sur la voie publique).
Consulter la fiche du dispositif Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC) - Actions collectives spécifiques dans le Répertoire des aides aux entreprises.

5. Les intérêts d'emprunts

Les communes pourront recevoir une aide financière dans le cadre d'une acquisition de fonds artisanaux, de fonds de commerce, de baux commerciaux et de terrains destinés à l'aménagement commercial.

Consulter la fiche du dispositif Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC) - Intérêts d'emprunts dans le Répertoire des aides aux entreprises.



Financement du FISAC
  • Le montant des dépenses subventionnables est toujours apprécié hors taxes ;
  • Les aides peuvent prendre la forme de subventions, de provisions déléguées à une personne morale de droit public, de prêts ou d'avances remboursables ;
  • Lorsque le montant des aides est supérieur à 75 000 €, une convention pourra être passée entre l'Etat et le bénéficiaire spécifiant les engagements de chacune des parties, le calendrier de réalisation, ainsi que les modalités de suivi et d'évaluation ;
  • L'aide maximale pouvant être accordée au titre d'une tranche pour une opération collective comportant deux volets (un volet fonctionnement et un volet investissement) est de 400 000 € maximum par volet, dans la limite de 2 millions d'euros pour une opération pluriannuelle ;
  • Le montant des dépenses subventionnables pour une opération ne peut être inférieur à 10 000 € (sauf en ce qui concerne les opérations relatives aux travaux de modernisation des halles ou de  marchés ruraux) ;
  • Le cumul des aides accordées par le FISAC et d'autres aides sur fonds publics est limité en matière d'aides directes aux entreprises à 80 % des dépenses subventionnables ;
  • Les aides du FISAC peuvent servir de contreparties pour la mobilisation de crédits européens.


Gestion du FISAC

En amont : pilotage des politiques publiques de soutien du commerce de proximité

Deux instances, le Conseil stratégique du commerce de proximité et la Commission d'orientation du commerce de proximité, instituées par la Loi de Modernisation de l'Economie (LME), permettent un travail de concertation sur l'évolution des politiques publiques en faveur de la promotion du commerce de proximité. Le décret n°2008-1475 du 30 décembre 2008 précise leurs fonctions et leur  mode d'organisation.
  • Conseil stratégique du commerce de proximité
Le Conseil stratégique du commerce de proximité a pour rôle de fixer les principes et examiner la mise en oeuvre de la politique de soutien aux activités de proximité. Il émet des avis et des recommandations, et peut être saisi par la Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (DGCIS) pour toute question relative à la promotion et au soutien de l'artisanat et du commerce de proximité.

Le Conseil stratégique du commerce de proximité est composé de 10 membres (un député, un sénateur, deux maires et quatre personnalités qualifiées,  un représentant des associations de consommateurs et enfin un représentant de chacun des ministres concernés). Chaque membre est nommé par arrêté ministériel pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois. Le Président du Conseil est choisi parmi ces membres et nommé par décret. 
  • Commission d'orientation du commerce de proximité 
La Commission d'orientation du commerce de proximité adresse annuellement des recommandations au Conseil stratégique. Ayant un rôle de collecte de l'information et de diffusion des bonnes pratiques en matière de projets liés au commerce de proximité, cette instance sera un lieu de concertation technique. Comme dans le Conseil stratégique, les membres de la Commission seront nommés par arrêté ministériel pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois.

En aval : gestion du dispositif, de la demande à l'attribution des crédits
  • Elaboration des dossiers de demande d'aide (CCI/CMA)
Sollicitées pour les aides les services préfectoraux dans l'instruction des dossiers, les CCI et CMA ont également un rôle d'accompagnement des entreprises. Les chambres consulaires peuvent les aider à élaborer leur dossier de demande d'aide.
  • Instruction des dossiers (DRCA - DIRRECTE)
Le délégué régional au commerce et à l'artisanat émet, dans le délai d'un mois, un avis sur le dossier de demande d'aide, qu'il transmet au préfet. Courant 2009, les Directions Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (DIRRECTE) une fois créées intégreront les branches économiques des DRCA et seront alors chargées de l'instruction des dossiers.
  • Attribution des crédits (DGCIS)
Le préfet transmet le dossier complet à la Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (DGCIS). La DGCIS examine le dossier avant de le soumettre au Secrétaire d'Etat en charge du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services, qui décide alors d'attribuer ou non l'aide demandée. Le cas échéant, le bénéficiaire reçoit une notification de la décision d'attribution de l'aide.



 Bilan des interventions 

De 1992 à 2006, le nombre d'opérations urbaines représente 32,3 % du nombre total d'opérations menées dans le cadre du FISAC, mais 42 % du montant total des subventions attribuées (354,6 M€).
Le montant total des aides accordées est passé de 5,1 M€ en 1992 à 33 M€ en 2006. Les villes de plus de 30 000 habitants sont celles qui ont le plus bénéficié des aides du FISAC (39 %), mais plus la taille de la ville diminue, plus le montant moyen de subventions augmente.


Type d'opérations financées
Budget total alloué en 2007
Nombre de décisions prises
Montant moyen des aides attribuées (en 2007)
Opérations conduites en milieu rural
(communes de moins de 2000 habitants)
24,3 M€, dont :
- 2 M€ pour les dépenses de fonctionnement,
- 22,2 M€ pour les dépenses d'investissement

516
  • Opérations rurales individuelles : 35 900  €
  • Opérations rurales collectives : 142 650 €
Opérations conduites en milieu urbain
30 M€, dont :
- 7,2 M€ pour les dépenses de fonctionnement,
- 23 M€ pour les dépenses d'investissement
206
146 340 €
(Source : site de la Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services)



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Observatoire des aides aux entreprises et du développement économique
http://www.aides-entreprises.fr

Mise à jour : 17 avril 2009



 
 

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