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Contrats de projets État-régions 2007-2013
Objectif : la planification du développement économique des territoires
Mise en oeuvre de la cinquième génération de CPER Réforme des CPER en 2006-2007
Contrats de plan État-régions 2000-2006
Bilan final de l'évaluation des Contrats de plan
État-régions 2000-2006
Les mesures en faveur des PME dans les CPER
Apports et critiques des contrats de plan 2000-2006
Réforme
des contrats de plan État-régions pour 2007
Le processus de décentralisation engagé par le gouvernement rend la réforme nécessaire
Evolutions envisagées par les
parlementaires et les instances de réflexion
Evolutions souhaitées par les
collectivités territoriales
Association des Régions de France (ARF)
Association des Départements de France (ADF)
Association des Maires de France (AMF)
Association des Communautés de France (ADCF)
Contrats de projets État-Régions 2007-2013
Objectif : la planification du développement économique des territoires Les contrats de projets ont pour rôle de définir des objectifs à
moyen et long terme pour l’aménagement et le développement économique,
social et culturel d’un territoire. En
France, la planification, instituée
par l’État en 1947, s’est concrétisée
par la mise en
place des « plans quinquennaux »
générés par le Commissariat Général
au Plan. Avec la première loi de décentralisation de
1982, l’État a délégué quelques-unes
de ses compétences aux régions, telle la planification du
développement à l’échelle régionale.
Des « plans régionaux » ont ainsi vu le jour en tant
que compléments au Plan national. Afin
d’accorder ensemble les grandes orientations nationales et les
objectifs des régions, l’État participe au
financement des projets de développement régionaux. Ce
cofinancement a figuré les contrats de plan
État-Région (CPER) qui ont progressivement
remplacé, en raison de leur rapide succès, les plans
nationaux et régionaux tout en reprenant leur logique
prospective. Entre le premier contrat de plan (1984-1988) et la
cinquième génération en cours (2007-2013), les
crédits alloués par l’État et les
régions ont été quasiment triplés, passant
de 10,6 à 26 milliards d’euros (et jusqu'à 35 Mds
€ pour la période 2000-2006). Le financement des projets
est largement assuré par les régions, qui apportent
aujourd’hui plus de 50 % du montant en moyenne, contre seulement
40 % durant les premières périodes de programmation.. La
cinquième génération de contrats de projets a
débuté le 1er janvier 2007 pour une durée de 7
ans,
suivant ainsi la périodicité de la programmation
européennes (2007-2013), qui distribue également des
fonds structurels en régions destinés à
l'aménagement du territoire et au développement
économique local.
Mise en oeuvre de la cinquième génération de CPER La
nouvelle dénomination des CPER en "contrats de projets"
reflète le souhait d'engager la politique contractuelle sur des
bases profondément rénovées. Le 21 mars 2007, le
ministère délégué à
l’Aménagement du territoire a
présenté une communication en Conseil des ministres sur les nouveaux CPER 2007-2013, rappellant
les différents événements qui ont conduit leur transformation de
"contrat de plan" en "contrat de projet", puis en récapitulant les
différentes étapes de leur mise en oeuvre. L'ensemble des contrats de projets État-régions ont été débattus et
adoptés
par les assemblées régionales afin de leur
assurer une
mise en place rapide pour la période 2007-2013. La DIACT diffuse ainsi la liste des contrats de projets 2007-2013 signés par les Conseils régionaux. A titre d'exemple, le Conseil
régional du Languedoc-Roussillon a été le premier à signer son contrat de projets État-région
(CPER) pour la période 2007-2013 avec la préfecture de région, le 18
décembre 2006. Le soutien aux entreprises
languedociennes sera l'une des cinq priorités de ce CPER. Il
encouragera en particulier le regroupement des acteurs
économiques
par pôles ou par filière. Après d'âpres négociations avec l'État, toutes
les régions françaises ont obtenu des fonds
supplémentaires de l'État dans le cadre de la
négociation
des enveloppes budgétaires, ce notamment afin de financer
les
projets qui n'ont pas pu être achevés lors de la
période précédente faute d'obtenir les fonds promis par l'État.
Réforme des CPER en 2006-2007 La
réforme des contrats de plan État-régions a
été engagée lors du Comité
interministériel d'aménagement et de
compétitivité du territoire (CIACT) du 3 mars 2006. Cette
réforme, étroitement intégrée à la
réflexion engagée dans le cadre du processus de
décentralisation (lire ci-après),
a conduit les acteurs de l'État à envisager plusieurs
axes d'évolution pour la cinquième période de
programmation :
- Concentrer les contrats de projets sur des "investissements d'envergure nationale à haut effet
d'entraînement" sur le développement économique et la création d''emplois ;
- Resserrer leur contenu sur trois axes "qui répondent aux
objectifs européens de Lisbonne et Göteborg" : "la
compétitivité et l'attractivité des territoires",
"la promotion du développement durable" et "la cohésion
sociale et territoriale". Le contenu précis de ces trois axes
est encore à venir ;
- Renforcer et assouplir le partenariat avec les
collectivités territoriales : les régions seront "les
interlocutrices privilégiées de l'État" (et non plus
"exclusives") pour la préparation des CPER, afin de permettre
l'association des autres collectivités, en particulier les
départements. La place des agglomérations, pays et
pôles d'excellence rurale n'a pas été
précisée. Par ailleurs, les ministères
concernés pourront contractualiser avec les collectivités
en dehors des contrats de projets ;
- Retirer l'aménagement du réseau routier national de
la prochaine génération de CPER, afin d'accorder "une
plus grande place aux transports collectifs".
Suite à la présentation de la réforme des CPER,
plusieurs associations de collectivités ont réagi,
notamment l'Association des Régions de France. Celle-ci
s'est inquiétée des courts délais engagés pour
préparer la prochaine génération de CPER, tout en
regrettant que cette préparation ne puisse pas prendre en compte
l'évaluation de l'actuelle génération pour les
années 2005 et 2006 (les données n'étant pas
encore disponibles). Concernant l'assouplissement du partenariat avec
les autres collectivités, l'ARF a craint un "fouillis" dans
l'organisation des compétences territoriales, qui pourrait avoir
des effets négatifs lorsque l'État distribuera ses financements.
Enfin, elle s'est montrée favorable au resserrement des thèmes des
futurs CPER, puisque cette réfome évitera la trop grande
dispersion des projets, et pourrait diminuer par conséquent les
problèmes de financement récurrents qui ont ralenti la
progression du taux d'engagement des crédits de la
génération 2000-2006. Au
final, la renégociation à la hausse des enveloppes
budgétaires accordées par l'État aux
régions a conduit au report de la signature des contrats de
projets au 1er semestre
2007.
Contrats de plan État-Régions 2000-2006
Bilan final de l'évaluation des Contrats de plan
État-régions 2000-2006
La DIACT (Délégation
interministérielle à l'aménagement et
à la compétitivité
des territoires) a publié le 29 novembre sur son site
internet un bilan
financier des CPER de la période 2000-2006. Le montant total
des
engagements de l'État dans les CPER 2000-2006
s’élève à 19,5 Mds
€ sur
7 ans, dont 18,9 Mds € pour les contrats régionaux
et 0,6 Mds € pour
les programmes interrégionaux. Dans ce total, 830 M€ ont
été gérés par le ministère
chargé de l'industrie, 64,1 M€ par celui en charge du
commerce extérieur et 87,5 M€ par celui en charge des PME,
de l'artisanat et du commerce. La
DIACT
a également publié une étude sur
l'évaluation des Contrats de plan
État-régions 2000-2006, réalisé par le
cabinet Ernst & Young secteur public. Découpé en deux
tomes, il propose tout d'abord une analyse transversale et
synthétique, puis une analyse par approche sectorielle. Dans le
2e tome, 23 pages sont ainsi consacrées à l'analyse de
l'évaluation des "aides aux entreprises, à l'industrie,
aux PME-PMI, au commerce et à l'artisanat", qui
représente "environ 5,6 % du budget initial des crédits
État du CPER, soit près de 1 064 M€". Toutes
régions
confondues, les crédits engagés sur le volet "aides
aux entreprises" ont concerné à 77 % le secteur
de l'industrie et le développement industriel, 10 % la politique
de la défense, 7 % au commerce extérieur et seulement 6 %
au développement des PME, du commerce, de l’artisanat et
des professions libérales. Ernst
& Young a enfin analysé les 17 évaluations
régionales conduites sur cette thématique. Il
relève que "la plupart des recommandations concernent les
améliorations possibles de la mise en oeuvre des dispositifs" :
"simplification des procédures de gestion et d'instruction des
dossiers" de demande d'aide, "renforcement des partenariats" et
"meilleure diffusion de l’information entre les acteurs". Consulter le bilan financier des CPER
2000-2006, 29 novembre 2007 et télécharger le rapport
d'évaluation des CPER 2000-2006
réalisé par Ernst & Young, 30 novembre
2007, sur le site de la DIACT.
Mesures en faveur des PME dans les CPER 2000-2006
Une étude réalisée par SEGESA pour la DATAR montre l'importance
des priorités et des moyens dévolus au développement
des petites et moyennes entreprises dans deux programmes-cadres du développement
territorial : contrats de plan et Documents Uniques de Programmation (DOCUP). Lire la synthèse de cette étude proposée par l'Institut Supérieur des Métiers.
Apports et critiques des contrats de plan 2000-2006
Plus de vingt ans après leur création, on a reconnu
aux contrats de plan de nombreux apports, puisqu’ils ont permis :
- L'affirmation du rôle des régions, dont les compétences
en matière d’aménagement du territoire ont amélioré
leur capacité d’influence auprès de l’État ;
- L’avancée plus rapide de certains grands projets, grâce
aux synergies dégagées par la participation de plusieurs collectivités
publiques ;
- Des échanges bénéfiques pour les deux parties,
pour les collectivités locales tout d’abord, qui ont pu se faire l’écho
politique des attentes exprimées par les citoyens, et pour l’État
ensuite, dans la mesure où la procédure des contrats de plan
a favorisé son décloisonnement.
Toutefois, dès leur mise en place, les contrats de plan ont fait l’objet de
multiples critiques qui se sont multipliées au cours de l’évolution
des CPER. Parmi celles-ci, on retiendra en particulier :
- La dispersion des thèmes et des priorités : concentrés
dans les premiers temps vers l’aménagement d’infrastructures routières,
les contrats de plan se sont progressivement dispersés vers des thèmes
très divers, portant sur la territorialisation, l’environnement, la
politique de la ville, les aides aux entreprises, l’emploi, la formation,
etc. L’implication de vingt ministères et la dilution des financements
stigmatisent la grande complexité du dispositif ;
- L’enchevêtrement des compétences : cette complexité
est accentuée par l’implication de toutes les collectivités
territoriales (communes, départements, Union Européenne…) dans
les contrats de plan ;
- L’unilatéralisme de l’État : celui-ci tend en
effet à imposer ses vues tant au stade de la négociation qu’à
celui de la mise en œuvre des contrats. En 1996, il a par exemple pris seul
la décision de prolonger d’une année le contrat alors en cours
;
- Les failles du processus de mise en œuvre : plusieurs aléas
ont été déplorés au cours de l’application des
contrats, tels des retards et des dérapages de coûts presque
systématiques ;
- L’incapacité de l’État à respecter ses
engagements financiers, aux dépens des collectivités locales
qui doivent voter des crédits et augmenter leurs dépenses.
La réforme
des contrats de plan État-régions
Le processus de décentralisation engagé par le gouvernement a rendu la réforme nécessaire
D'une durée estimée parfois excessive (sept ans pour la génération
en cours) et déphasée des cycles conjoncturels de l'économie
comme des mandats électoraux, les CPER sont surtout critiqués
pour leur dispersion thématique et leurs effets de surenchère
financière. Le franchissement imminent d’une nouvelle étape dans le processus
de décentralisation a conduit le Premier Ministre à engager
en mars 2004 une large concertation sur l’avenir des contrats de plan État-Région,
puisque des compétences et des moyens d’une toute nouvelle ampleur
vont être délégués aux collectivités territoriales.
La Direction à l’Aménagement du Territoire et à l’Action
Régionale (DATAR) estime par exemple que 40 % des crédits injectés
par l’État dans les CPER correspondent à des compétences
sur le point d’être décentralisées. Plus de 20 % du total
des crédits contractualisés pourraient ainsi être relégués
prochainement à d’autres collectivités que l’État ou
les régions.
L'impératif d'adapter les contrats de plan au nouveau contexte issu
des nouvelles lois de décentralisation a conduit le Gouvernement à
provoquer dans un premier temps une remise à jour des contrats actuels
(2000-2006) entre 2003 et 2004, et dans un second temps à s’interroger
sur l’idée d’une réforme générale du dispositif.
Evolutions envisagées par les
parlementaires et les instances de réflexion
En octobre 2004, les délégations à l’aménagement
du territoire du Sénat puis de l’Assemblée Nationale ont présenté
deux rapports d’information préconisant diverses mesures. Le Commissariat
Général au Plan et le Conseil Économique et Social ont
également composé différents avis sur l’évolution
des CPER au cours de l’année 2004.
Tous ces organes de discussion ont proposé plusieurs issues d’évolution,
parfois opposées :
- Redéfinir le périmètre territorial des
contrats de plan. La définition du périmètre des CPER
pourrait se réduire à des territoires infra-régionaux
(départements, communautés d’agglomérations…) ;
- Éviter l’émiettement des contrats de plan. Les
projets trop éloignés d’une finalité liée à
l’aménagement du territoire, qui reste la vocation première
des CPER, pourraient disparaître, de même que les projets dont
la taille critique n’est pas suffisamment importante ;
- Définir un nombre limité de priorités par
région. L’État pourrait laisser le soin aux collectivités
locales de définir elles-mêmes des priorités en matière
de développement économique qui tiendraient compte de leurs
spécificités régionales ;
- Développer des contractualisations avec d’autres acteurs
que les régions. Les premiers concernés seraient les grandes
métropoles, dans le domaine de la sécurité ou des transports,
ainsi que les projets interrégionaux, qui pourraient devenir à
terme éligibles aux crédits de la politique régionale
européenne ;
- Modifier le cadre temporel des contrats de plan. La durée
d’un contrat de plan doit permettre la prise en compte des aspects de prévision
à long terme tout en garantissant l’exécution du programme des
contrats. L’une des propositions les plus soutenues actuellement souhaite
l’instititution de contrats de neuf ans subdivisés en trois étapes
de réalisation de trois ans chacune ;
- Améliorer le pilotage des contrats de plan. La mise en
œuvre des CPER pourrait être réalisée à l’avenir
en améliorant la visibilité des crédits de l’État,
en rendant les crédits non utilisés accessibles à d’autres
projets (fongibilité des crédits), ou encore en procédant
à une évaluation régulière des opérations
menées ;
- Confier la gestion des fonds aux collectivités. Une autre
réforme possible des contrats de plan, porteuse de simplification administrative,
pourrait constituer en une intervention de l’État à travers
des fonds modulables confiés aux collectivités. Ce modèle
permettrait en principe d’accompagner des projets régionaux cohérents
avec les grandes priorités nationales et européennes.
Evolutions souhaitées par les
collectivités territoriales
Outre
le CES et le Plan, huit autres instances représentant les
collectivités territoriales ont remis au Gouvernement, en
février 2005, leurs avis sur la question de la réforme
des contrats de plan. Parmi elles, on compte notamment l'Association
des Régions de France (ARF), l'Association des
Départements de France (ADF), l'Association des Maires de France
(AMF) et l'Assemblée des Communautés de France (ADCF). Si
aucune de ces instances ne remet en cause le principe des contrats de
plan, leurs préconisations sont nombreuses et peuvent converger
ou diverger selon les cas.
Association des Régions de France (ARF)
- Considérer la région comme le "pivot" des contrats
de plan : on confierait notamment à la Région l'élaboration
de projets régionaux "préalables aux contrats", étudiés
avec l'ensemble des collectivités concernées ;
- Impliquer la DATAR : l'ARF juge pertinent de lui confier la
rédaction d'un cadre stratégique et de directives générales
qui définiront le contrat de plan ;
- Utiliser les Schémas régionaux d'aménagement
du territoire (SRADT) : l'ARF estime qu'ils devraient être considérés
comme les cadres contractuels des contrats de plan ;
- Fixer la durée des contrats de plan à 7 ans :
une durée "cohérente avec la temporalité des programmes
européens", explique l'ARF, qui l'assortirait d'une "clause de rendez-vous
à mi-parcours" ;
- Rapprocher les outils de programmation nationaux et européens
: en raison d'un manque d'articulation entre les contrats de plan et les Documents
Uniques européens (DOCUP), l'ARF souhaiterait la mise en place de
"Contrats de plan État-Région-Europe" ;
- Enrichir le volet territorial : ici également, l'ARF
souhaiterait consacrer le rôle et l'appui des régions. Elle
recommande à ce niveau à l'État, en cas de manque de moyens
budgétaires, "de recentrer son soutien a minima aux pays et aux agglomérations
en matière d'ingénierie territoriale, de modernisation et de
réorganisation des services publics, ou encore d'accompagnement des
mutations économiques dans les zones les plus fragiles".
Association des Départements de France (ADF)
- Considérer la région comme le "pivot" des contrats
de plan : l'ADF rejoint ici la préconisation de l'ARF ;
- Permettre aux départements d'être signataires des
contrats de plan : appelés par le passé à boucler financièrement
des opérations financés par d'autres (État, région...),
les Conseils Généraux souhaitent avoir une place plus juste
dans les discussions ;
- Rendre la mise en oeuvre des contrats plus efficace : l'ADF
adhère à la notion de "collectivité chef de file", qui
améliorerait la lisibilité des projets, et souhaite que les
collectivités locales "puissent se voir déléguer la
maîtrise d'ouvrage en lieu et place de l'État lorsque cela s'impose"
;
- Exiger que l'État tienne ses engagements : les crédits
des contrats de plan devraient être fixés dans une loi de programmation.
L'ADF souligne que dorénavant, les crédits des Conseils Généraux
ne seront exigibles "qu'à la condition d'une rigoureuse réciprocité"
;
- Focaliser l'action de l'État autour de grandes priorités
nationales : l'ADF souhaite que la préparation des contrats de plan
soit améliorée et, pour cela, propose à l'État de concentrer
ses efforts sur quelques priorités : les grandes infrastructures, la
recherche et la couverture territoriale en technologies de l'information et
de la communication (TIC) ;
- Ne pas attribuer de durée fixe aux contrats de plan :
la durée "raisonnable" est de 5 à 6 ans, selon l'ADF, mais "certains
projets plus structurants et plus lourds à mettre en place pourraient
être planifiés sur plusieurs contrats", par exemple.
Association des Maires de France (AMF)
- Focaliser l'action de l'État autour de grandes priorités
nationales : l'AMF rejoint l'ADF sur le principe, mais pas sur les priorités
à donner. L'Association souhaiterait en effet que l'État recentre ses
actions "sur des politiques structurantes favorisant l'accessibilité
des territoires, la gestion des risques et la société de la
connaissance, trois thématiques proches de celles privilégiées
par la Commission européenne au titre du futur objectif 2" ;
- Elargir le périmètre contractuel des CPER : l'AMF
souhaiterait y impliquer les agglomérations dites à vocation
européenne ainsi que les groupes de régions ;
- Réduire le nombre et la durée des contrats de
plan : d'un par région, leur nombre se réduirait à une
quinzaine, obligeant les groupes de régions à s'impliquer ;
- S'assurer que l'État est bien co-signataire des contrats de
pays et d'agglomération : dans le cas contraire, en laissant la Région
le soin d'assurer leur pérennité, "la dynamique en cours au
niveau infra-régional risquerait d'être freinée". Cette
idée est contraire à l'opinion de l'ARF, qui souhaiterait pour
sa part être mieux impliquée dans le volet territorial des contrats
de plan ;
- Impliquer les Schémas régionaux d'aménagement
du territoire (SRADT) : l'ADF rejoint ici l'idée de l'ARF ;
- Développer un "Document prospectif de la France à
l'horizon 20 ans" : ce document national permettrait à l'État d'afficher
clairement ses priorités, mais aussi de mettre en perspective la stratégie
nationale avec les orientations stratégiques des régions. Il
pourrait également servir à la définition des priorités
françaises qui seront présentées au niveau européen.
Association des Communautés de France (ADCF)
- Encourager la coopération entre communautés :
l'ADCF aspire à ce que les règles de spécialité
territoriale et de gestion financière soient assouplies. Elle souhaiterait
notamment voir apparaître des prestations de services gracieuses entre
communautés, la délégation des maîtrises d'ouvrage
(rejoint une préconisation de l'ADF) et la possibilité de gérer
des fonds pour le compte de tiers.
- Rendre les crédits non utilisés accessibles à
d'autres projets (fongibilité des crédits) : cette mesure pourrait
concerner l'ensemble des fonds, qu'ils soient d'origine nationale, régionale
ou européenne.
- Faire bénéficier de garanties pluriannuelles les
crédits engagés dans le cadre des contrats de territoire : tout
comme l'ADF, l'ACDF souhaite ici que l'État tienne ses engagements en matière
budgétaire.
- Déléguer aux territoires qui le souhaitent la
gestion des enveloppes financières globales, dans la mesure où
ces territoires disposent des capacités techniques requises. Là
aussi, la position de l'ADCF rejoint celle de l'ADF.
© Institut
Supérieur des Métiers
Observatoire des aides aux
entreprises et du développement économique
http://www.aides-entreprises.fr Mise à jour : 9 mars 2009
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