Suite au vote de la loi n° 2005-1719 du 30
décembre 2005 de Finances pour 2006 et de la loi n°
2005-1720 du 30 décembre 2005 de Finances rectificative pour
2005, un
panorama des principales mesures introduites par ces deux lois a
été réalisé par l'ISM, en
s'attachant à analyser
celles qui concernent plus particulièrement les TPE-PME.
Loi de finances
pour 2006 Loi de
finances rectificative pour 2005
Artisanat, commerce et métiers d'art
- Article
45 (LFR 2005) : création d'un crédit
d'impôt pour les dépenses de conception
engagées par les entreprises de métiers d'art, et
majoration du crédit d'impôt apprentissage pour
les entreprises labellisées "Entreprises du patrimoine
vivant",
- Article
160 (LF 2006) : prolongement en 2006 de l'aide à
l'emploi en faveur des hôtels, cafés, restaurants
(dans l'attente d'une baisse de la TVA à 5,5 %),
- Article 58 (LFR 2005) :
déduction fiscale des rachats de cotisation
effectués par les conjoints collaborateurs de chefs
d'entreprise,
- Article
97 (LFR 2005) : abaissement des taux de la taxe d'aide au
commerce et à l'artisanat (TACA) en faveur des
petites entreprises,
- Article
128 (LF 2006) : augmentation du droit fixe de la taxe
additionnelle à la taxe professionnelle
perçue au profit des chambres des métiers et de
l'artisanat,
- Article
130 (LF 2006) : augmentation du taux
de l'imposition additionnelle à la taxe professionnelle
(IATP) en
faveur des chambres de commerce et d'industrie.
Reprise, transmission et entrepreneuriat
- Articles
29, 34, 35, 36 et 37 (LFR 2005) : harmonisation et
clarification du régime d'exonération des
plus-values de transmission dans le
cadre de la cession de PME. Le législateur a
réorganisé ce régime selon cinq
exonérations, adaptées aux différents
cas de cessions de PME.
- Article
21 (LFR 2005) : prise en compte des holdings de reprise dans
les bénéficiaires de l'exonération
partielle des transmissions de parts de sociétés.
Innovation
- Article
22 (LF 2006) : amélioration du Crédit
impôt recherche (CIR),
- Article
81 (LF 2006) : prorogation jusqu'en 2010 de la
réduction d'impôt accordée au titre des
souscriptions de parts de FCPI,
- Article
107 (LFR 2005) : amélioration du statut de la
jeune entreprise innovante (JEI),
- Article 138 (LF 2006) : transfert de
la gestion de certaines aides à l'innovation à
l'Agence nationale de la recherche (ANR).
Export - Articles
51, 52 et 53 (LFR 2005) : trois mesures
d'exonération en faveur de l'export,
décidées lors du lancement du plan Cap Export en
octobre 2005. Deux mesures en particulier modifient le
Crédit d'impôt export (CIR), en vigueur depuis le
1er janvier 2005.
- Article
129 (LF 2006) : garantie par la Coface du risque
d'insolvabilité d'une entreprise exportatrice pour les
banques et entreprises d'assurance.
Environnement
- Article
58 (LF 2006) : réforme du financement de l'Agence
de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie
(Ademe),
- Article
111 (LF 2006) : prolongement jusqu'en 2009 du
régime d'amortissements exceptionnel sur les investissements
en faveur de l'environnement (véhicules propres, etc.)
Politique de la ville (ZFU)
- Article
162 (LF 2006) : diminution de l'exonération de
charges sociales en faveur des PME situées en ZFU.
Dispositions fiscales
générales - Article 21 (LF 2006) :
réforme de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA) en faveur
des petites entreprises,
- Article
76 (LF 2006) : suppression de l'abattement de 20 % dont
bénéficiaient les adhérents
à des centres de gestion agréés,
- Article
85 (LF 2006) : extension permanente du
dégrèvement de taxe professionnelle pour
investissements nouveaux (DIV),
- Article
103 (LFR 2005) : mise en place de l'interlocuteur fiscal
unique pour les PME, en attribuant le terme
générique "service des impôts"
à l'ensemble des services chargés de la
fiscalité professionnelle,
- Article 108 (LFR 2005) :
crédit d'impôt pour les entreprises qui emploient
des réservistes.
Loi de finances
pour 2006
Article
| Titre
| Descriptif
de la mesure | Date d'application |
Commentaires
| Article
21 
| Réforme
de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA) | Modification du barème de l'IFA : le
seuil d'exonération est porté de 150 000
à 200 000 € de chiffre d'affaires TTC
majoré des produits financiers. L'IFA prendra
désormais la forme d'une charge déductible du
bénéfice imposable. | A partir du 1er janvier 2006 |
Ce relèvement de seuil devrait
permettre "à 75 000 entreprises de ne plus acquitter l'IFA"
en 2006. L'art. 4 de la loi pour la confiance et la
modernisation de l'économie du 27 juillet 2005 avait
déjà relevé le seuil de l'IFA de 76
000 à 150 000 €. Selon le rapporteur de
la mesure, cette réforme aura pour principal
mérite de "mettre fin à un système
où l'IFA constituait une charge définitive pour
les entreprises en difficulté". |
Article
22 : Renforcement du caractère incitatif du
crédit impôt recherche (CIR)

|
Modification de la base de
calcul du CIR | La
part "en volume"annuel passe de 5 à 10 % des
dépenses annuelles de R&D tandis que la part "en
accroissement" (calculée sur 3 ans) passe de 45 à
40 %. Relèvement du plafonnement de 8 à
10 M€ par an. | A
partir du 1er janvier 2006 |
| Incitation
à l'embauche de jeunes docteurs | Leurs dépenses de
rémunération et leurs dépenses de
fonctionnement sont prise en compte à hauteur de 200 %,
contre 100 % auparavant. En contrepartie, il devra s'agir du premier
recrutement d'un jeune diplômé. |
A partir du 1er janvier 2005 |
Le taux de prise en compte des frais de
fonctionnement liés au salaire avait
déjà été relevé
de 75 à 100 % en 1999. |
Dépenses de recherche
externalisées | Le
plafond des dépenses de recherche sous-traitées
pris en compte par le CIR passe de 2 à 10 M€ pour
les sous-traitants indépendants. | A partir du 1er janvier 2006 |
| Frais de défense des brevets
| Le plafond des
dépenses liées aux brevets pris en compte par le
CIR passe de 60 000 à 120 000 €. |
A partir du 1er janvier 2006 | |
Remboursement de la créance
des entreprises nouvelles | Si
le montant du CIR est supérieur au
montant de l'impôt dû par la
société, elle obtient
une créance de l'Etat qui lui sera remboursée
ultérieurement. Les entreprises nouvelles sont
désormais remboursées immédiatement et
ce jusqu'à 4 ans après leur création
(contre 2 actuellement). | A
partir du 1er janvier 2006 | Ce
prolongement se justifie pour le rapporteur "par le constat que les
jeunes entreprises peuvent être déficitaires
au-delà de 3 ans". |
Article 58

|
Financement de l'Ademe
| Le produit de la taxe
intérieur sur les consommations de gaz naturel, due par les
entreprises de transport et de distribution, est affectée au
financement de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise
de l'énergie (Ademe). | A partir du 1er janvier 2006 |
Cette mesure a pour objet de "mettre fin
aux
solutions ponctuelles trouvées en 2004 et 2005" pour le
financement
de l'Ademe, assuré auparavant par des taxes fiscales et
parafiscales. Elle permet également de relever la
dotation annuelle de l'agence, qui passe de 130 à 170
M€. L'Ademe souffre toujours toutefois d'un déficit
cumulé de crédits de paiement (75 M€ fin
2005), ce qui devrait la conduire à définir des
niveaux de priorité de paiement en 2006. |
Article 76
|
Suppression de l'abattement
de 20 % bénéficiant aux entreprises
adhérentes d'un centre de gestion ou d'une association
agréée | Les
adhérents des centres de gestion et associations
agréés ne bénéficient plus
de
l'abattement de 20 % sur leurs bénéfices
déclarés. En contrepartie, les
entreprises non adhérentes voient leurs
bénéfices industriels et commerciaux et leurs
bénéfices
non commerciaux multipliés par 1,25 pour le calcul de
l'impôt.
Les sociétés membres d'un groupement
adhérent et les
sociétés non soumises à
l'impôt sur les sociétés
ne sont pas concernées par cette majoration de 25 %.
| A compter de l'exercice 2006
| La majoration de 25 % des
revenus déclarés par les professionnels non
adhérents est destinée à compenser la
suppression de l'abattement de 20 % qui s'inscrit dans un dispositif
plus large. Le Conseil constitutionnel avait
déjà validé auparavant la
différence de traitement entre adhérents et non
adhérents à un centre de gestion
agréé (décision n° 89-268 DC du
29 décembre 1989 sur le régime fiscal
applicable aux adhérents des centres de gestion
agréés). |
Article
81 
| Prorogation jusqu'en 2010 de
la réduction d'impôt accordée au titre
des souscriptions de parts de FCPI | Les fonds commun de placement dans l'innovation
(FCPI) sont une catégorie de fonds commun de placement
à risque dont 60 % minimum de l'investissement doit
être placé dans
des actions de sociétés non cotées
innovantes. La réduction d'impôt sur le
revenu représente 25 % du montant des souscriptions dans la
limite de 12 000 € pour un célibataire et 24 000
€ pour un couple. Cette réduction est
désormais valable jusqu'en 2010. | Jusqu'au 31 décembre 2010 |
Initialement, cette réduction
d'impôt s'arrêtait au 31 décembre 2005.
| Modifications
du statut des SUIR | Les
sociétés unipersonnelles d'investissement
à risque (SUIR) permettent à des investisseurs
dits "providentiels" d'être exonérés
d'impôt sur les sociétés à
raisons des revenus et plus-values nettes
réalisées dans le cadre du financement
d'entreprises innovantes à risque.
L'associé unique, son conjoint et leurs ascendants ne
pouvaient prendre, via la SUIR, que 5 à 20 % maximum d'une
société cible. Cet article modifie ces seuils et
permet désormais une détention comprise entre 0
et 30 %. Le seuil de participation maximal passe pour sa part
de 25 à
30 %. | A partir du
1er janvier 2006 | Cette
mesure a pour objectif de favoriser le
développement des SUIR. |
Article 85

|
Réforme de la
taxe professionnelle : dégrèvement pour
investissements nouveaux | Les
entreprises peuvent bénéficier d'un
dégrèvement de taxe professionnelle sur certains
investissements nouveaux pendant une période de 3 ans. Le
taux est dégressif sur 3 ans : 100 % la première
année, 66 % la deuxième et 33 % la
dernière. Ce nouveau système s'applique aux
investissements réalisés à partir de
2005. Le régime des investissements
réalisés en 2004, et en 2005 pour les entreprises
créées la même année, reste
inchangé (exonération totale pendant 2 ans). |
A partir du 1er janvier 2005
(à condition que l'entreprise ait été
créée avant 2005) | Cette mesure conforte le DIV, auparavant
temporaire, en l'étendant sur une période
indéfinie. L'ancien système
était par ailleurs inégal, car le
dégrèvement durait 2 ans pour les investissements
réalisés en 2004 et 1 an pour 2005. |
Article 111

|
Prorogation des
régimes d'amortissement exceptionnel des investissements en
faveur de la protection de l'environnement | Les entreprises qui réalisent des
investissements tels que : - véhicules
automobiles et cyclomoteurs non polluants (électrique, GPL,
GNV),
- matériels liés
à ces véhicules,
- véhicules
et matériels précités
donnés en location,
- matériels
de lutte contre le bruit,
- immeubles
d'épuration des eaux et de lutte contre la pollution de
l'air)
peuvent déduire de leur
bénéfice imposable les
amortissements liés à de tels investissements
réalisés
jusqu'au 1er janvier 2009. | Jusqu'au
1er janvier 2009 | Initialement,
ce régime d'amortissement exceptionnel s'appliquait aux
investissements réalisés avant le 1er janvier
2006. | Article
128
| Revalorisation du droit fixe
de la taxe additionnelle à la taxe professionnelle
perçue au profit des chambres des métiers et de
l'artisanat | Les
montants de ce droit fixe passent : - de
95,50 à 98 € pour les chambres de
métiers,
- de 7 à 8
€ pour les chambres régionales de
métiers,
- de 12,50 à 14
€ pour l'APCMA,
- de 102,50 à
106 € pour les CMA des DOM.
| A partir du 1er janvier 2006
| |
Article 129

| Extension
de la définition des opérations d'assurance de la
Coface | La Coface
peut garantir pour le compte de l'Etat "le risque de carence et
d'insolvabilité d'un exportateur" envers les banques et les
entreprises d'assurance qui lui ont apporté un
soutien. | A partir
du 1er janvier 2006 (décret à
paraître) | Cette
mesure a été annoncée dans le cadre du
plan Cap Export lancé le 5 octobre 2005. |
Article 130

| Augmentation
des taux de l'IATP en faveur des CCI | Les chambres de commerce et d'industrie
pourront augmenter de 1 ou 1,5 % en 2006, sous conditions, les taux de
leur imposition additionnelle à la taxe professionnelle
(IATP). La CCIP pourra pour sa part l'augmenter de 3 % en
2006 et 2 % en 2007. | A
partir du 1er janvier 2006 |
| Article
138 
| Rationalisation de la
gestion des aides à la recherche scientifique et
technologique | L'Agence
nationale de la recherche (ANR) se voit confier la gestion :
- des actions du ministère de la Recherche pour la
création d'entreprise : concours national à la
création
d'entreprises de technologies innovantes, fonds d'amorçage
et incubateurs,
- des aides attribuées
au titre des réseaux
de recherche et d'innovation technologique (RRIT), dans le cadre du
fonds de compétitivité des entreprises,
- du fonds national de la science (FNS),
- du fonds de recherche technologique (FRT).
| A partir du 1er janvier 2006
| Cette mesure fait suite
à la création de l'ANR le 7 février
2005. | Article
160 
| Prorogation de l'aide
à l'emploi dans
le secteur des hôtels, cafés et restaurants
| Cette aide à
l'emploi prend la forme : - d'une prime
de 114,40 € par mois pour chaque employé
à temps plein rémunéré au
SMIC,
- d'une prime inférieure ou
égale à 114,40 €, calculée
selon coefficient, pour chaque employé à temps
plein rémunéré au-delà,
- d'une prise en charge de la moitié des cotisations
d'assurance vieillesse et
invalidité-décès pour les
conjoints-collaborateurs, lorsqu'ils adhèrent à
ce régime.
| Jusqu'au 31 décembre 2006 |
Initialement, cette réduction
d'impôt s'arrêtait au 31 décembre 2005.
Cette mesure vise à compenser l'impossibilité de
baisser la TVA dans le secteur de la restauration de 19,6 à
5,5 %, suite à des retards dans la modification de la
réglementation européenne en ce sens. |
Article 162

|
Réduction du
plafond de salaire exonéré de charges sociales
concernant les entreprises implantées en ZFU |
Les PME situées en zones
franches urbaines sont, sous conditions,
exonérées de charges sociales dans la limite de
1,4 SMIC par salarié. | A partir du 1er janvier 2006 |
Cette mesure réduit de 1,5
à 1,4 SMIC le plafond mensuel exonéré
par salarié à compter du 1er janvier 2006.
|
Loi de finances rectificative pour 2005
Article
| Titre
| Descriptif
de la mesure | Date d'application |
Commentaires
| Article
21 
| Prise en compte des holdings
de reprise dans
le cadre des engagements collectifs de conservation en
matière de
donations et de successions | Dans
le cadre d'une transmission d'entreprise, les héritiers ou
donataires constituent une holding de reprise par apport des titres
qu'ils ont reçus. Désormais, cet apport
ne remet plus en cause l'exonération partielle dont ils ont
bénéficié dans le cadre de la
succession, au motif de non-respect de leur engagement de conservation
des titres reçus. | Dès
la parution de la loi | Cette
mesure est destinée à résorber une
lacune de la loi n° 2003-721 sur l'initiative
économique, en prenant en compte le cas des transmissions de
parts de sociétés dans le cadre de holdings de
reprise. | Article
29 
| Aménagement
du régime fiscal des plus-values de cession de titres
réalisées par les particuliers |
Création d'un abattement sur
les plus-values réalisées par des particuliers
à l'occasion de la cession d'actions ou de parts de
sociétés à hauteur d'un tiers par
année de détention au-delà de la 5e
année. Ces plus-values seront donc
exonérées au terme de 8 années de
détention. | A
partir du 1er janvier 2006, ce qui correspond à une
application effective à compter du 1er janvier 2012
| Cette mesure vise
à fidéliser les actionnaires individuels.
| Les
cédants de PME soumises à l'IS peuvent
bénéficier de cet abattement dès le
1er janvier 2006, à condition : - d'avoir
détenu ces titres et exercé de manière
continue pendant 5 ans minimum,
- de
céder, à titre onéreux,
l'intégralité de leurs actions,
- de
cesser toute fonction dans l'entreprise,
- de faire
valoir leurs droits à la retraite.
| A partir du 1er janvier 2006
| Cette mesure vise
à accélérer le rythme des cessions
d'entreprises. Article 150-O D ter du CGI.
| Article 34
| Exonération des plus-values de
transmission à titre gratuit ou onéreux d'une
entreprise individuelle | Cette
exonération des plus-values de transmission concerne la
cession à titre gratuit ou onéreux :
- d'une entreprise individuelle,
- d'une
branche complète d'activité.
Le cédant peut être :
- Une entreprise individuelle, un associé d'une
société de personnes, imposés
à l'IR,
- Une PME au sens communautaire
soumise à l'IS,
- Un
organisme à but non lucratif,
- Une
collectivité territoriale, un EPCI ou un
établissement public.
L'exonération est : - totale
lorsque la valeur cédée est inférieure
à 300 000 €,
- partielle et
dégressive lorsqu'elle est comprise
entre 300 000 et 500 000 €.
| A partir du 1er janvier 2006
| Cette mesure
élargit et renforce le régime
d'exonération déjà
réaménagé par l'art. 41 de la loi du
1er août 2003 pour l'initiative économique.
Ce dispositif a vocation a devenir "le dispositif de
référence en matière de transmission
de petites entreprises", selon le rapporteur. Article
238 quindecies du CGI (nouveau). |
Article
35
| Exonération
totale des plus-values professionnelles lors d'un départ
à la retraite | Cette
exonération totale des plus-values de transmission autres
qu'immobilières concerne la cession à titre
onéreux : - d'une entreprise
individuelle,
- de
l'intégralité des parts et droits
détenus dans une société de personnes.
L'entreprise doit répondre à la
définition communautaire de la PME. Le
cédant doit : - avoir
exercé de manière continue pendant 5 ans minimum.
- faire valoir ses droits à la retraite,
- partir à la retraite dans l'année
suivant
la cession (et non concomitamment à la cession)
| A partir du 1er
janvier 2006 | Après
la cession, le cédant dispose d'un délai d'un an
avant son départ à la retraite, afin
d'accompagner, le cas échéant, le chef
d'entreprise repreneur. Article 151 septies A du
CGI (nouveau). |
Article 36
| Régime des
plus-values immobilières des entreprises individuelles
| Cette exonération
des plus-values immobilières concerne la cession des
entreprises individuelles répondant à la
définition communautaire de la PME.
L'exonération est : - totale
au-delà de la 15e année de détention
des biens ou des droits ayant donné lieu aux plus-values,
- progressive entre la 5e et la 15e année.
Le cédant doit avoir
réalisé une détention minimum de 5 ans.
| A partir du 1er janvier 2006
| Article 151 septies
B du CGI (nouveau). |
Article 37
| Simplification du dispositif
d'exonération des plus-values
réalisées par les petites entreprises |
Cette exonération s'applique
aux : - plus-values d'exploitation,
- plus-values immobilières,
- plus-values
de transmission
et concerne la cession des
petites entreprises. L'exonération est
: - totale lorsque le chiffre d'affaires
est inférieur à 250 000 €
(inférieur à 90 000 € pour certaines
activités),
- partielle lorsque le CA
est compris entre 250 000 et 300 000 € (entre 90 000 et 126
000 € pour certaines activités).
Le cédant doit avoir exercé de
manière continue pendant 5 ans minimum. |
Exercices ouverts à partir du
1er janvier 2006 | Cette
mesure "unifie et simplifie les conditions ouvrant droit aux
exonérations de plus-values pour les petites entreprises".
Il ouvre également le régime aux entreprises
industrielles, les sociétés civiles en demeurant
exclues. Article 151 septies du CGI.
| Article 45

|
Crédit
d'impôt pour les dépenses de conception
engagées par les entreprises relevant des métiers
d'art | Crédit
d'impôt de 10 % maximum,
sans plafond, des dépenses suivantes :
- Salaires et charges sociales des salariés
chargés de la conception de nouveaux produits,
- Dotations
aux amortissements des immobilisations créées ou
acquises à l'état neuf affectées
à la conception de nouveaux produits et à la
réalisation de prototypes,
- Frais de
dépôt des dessins et modèles,
- Frais de défense des dessins et
modèles, dans la limite de 60 000 €,
- Autres
dépenses de fonctionnement, dans la limite de 75 % des
dépenses de personnel,
- Dépenses
liées à l'élaboration de nouvelles
collections confiées à des stylistes externes.
Sont éligibles :
- les entreprises dont 30 % minimum des salariés
exercent un métier d'art,
- les
entreprises industrielles des secteurs des métiers d'art,
- les entreprises portant le label "Entreprise du patrimoine
vivant" (celles-ci bénéficient d'une majoration
du crédit d'impôt, porté à
15 %).
Ce crédit
d'impôt est imputable sur l'impôt sur le revenu (si
non soumis à l'IS) ou sur l'impôt sur les
sociétés (si soumis à l'IS).
Si le montant du crédit d'impôt excède
l'impôt dû, l'excédent est
restitué. | Dépenses
comprises entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2007
| Un dispositif similaire a
fait l'objet d'un amendement non retenu au cours de la discussion du
projet de loi. Il s'agissait d'étendre sous conditions le
crédit d'impôt recherche (CIR) aux entreprises de
métiers d'art. Cet article reprend certaines des intentions
de cet amendement. Article 244 quater O du CGI
(nouveau). | Majoration du crédit
d'impôt apprentissage pour les entreprises
labellisées "Entreprises du patrimoine vivant". |
Les entreprises labellisées
"Entreprise du patrimoine vivant" peuvent
bénéficier d'un crédit
d'impôt apprentissage majoré à 2 200
€ par apprenti
employé (contre 1 600 € dans le cas
général). | A partir du 1er janvier 2006 |
Ce crédit d'impôt
apprentissage
majoré est déjà mobilisable pour les
apprentis ayant
la qualité de travailleur handicapé et ceux
bénéficiant
de l'accompagnement personnalisé. |
Article 51

|
Mesure
d'exonération en faveur des salariés qui
prospectent les marchés extérieurs |
Les salariés qui exercent une
activité de prospection commerciale à
l'étranger pour le compte de
leur employeur pendant au moins 120 jours par an
bénéficient
d'une exonération totale d'impôt sur le revenu au
titre de
leur rémunération. Cette mesure
étend également le dispositif aux
salariés français dont l'employeur est
établi dans un Etat membre
de l'UE ou "partie à l'espace économique
européen". | A
partir du 1er janvier 2006 | Cette
exonération totale était
auparavant valable pour les séjours de plus de 183 jours.
Elle était également
réservée aux seuls employeurs établis
en France. | Article 52
 | Assouplissement
du crédit d'impôt pour dépenses de
prospection commerciale | Le
bénéfice du crédit d'impôt
pour dépenses de prospection commerciale, dit
"Crédit d'impôt Export", est étendu
pour les dépenses réalisées dans
l'espace économique européen, hors France.
| A partir du 1er janvier 2006
| Auparavant, le CIE
était réservé aux dépenses
de prospection réalisées hors de l'Espace
économique européen. On notera qu'il ne peut
être obtenu qu'une fois par entreprise. Cet
assouplissement du crédit d'impôt devrait avoir
des
effets significatifs sur les entreprises exportatrices puisque, selon
le
rapporteur, "73 % des exportations des PME sont
réalisées
dans l'Union européenne". Il devrait également
inciter les
autres PME à exporter davantage. |
Article
53
 | Extension
du crédit d'impôt pour dépenses de
prospection commerciale aux indemnités des volontaires
internationaux en entreprise (VIE) | Le crédit d'impôt pour
dépenses de prospection commerciale, dit "Crédit
d'impôt Export", inclut désormais dans son
assiette de dépenses éligibles
les indemnités mensuelles et prestations d'un Volontaire
international en entreprise (VIE) affecté à des
missions de prospection
commerciale. | A
partir du 1er janvier 2006 | Cette
mesure devrait permettre d'augmenter le nombre de recrutements de VIE
par les PME. Jusqu'ici, l'assiette de dépenses
éligibles ne comprenait que "les dépenses qui
suivent la signature de la convention de VIE", sans y inclure les
indemnités du volontaire. |
Article 58

|
Déductibilité
fiscale des rachats de cotisation effectués par les
conjoints collaborateurs de chefs d'entreprise | Les conjoints collaborateurs peuvent
déduire fiscalement les rachats de cotisation qu'ils ont
réalisé
dans le cadre de l'art. 15 de la loi du 2 août 2005 en faveur
des
PME. | Exercices
clos à compter du 31 décembre 2005 |
L'article 15 de la loi du 2
août 2005 en faveur des PME a rendu obligatoire l'affiliation
du conjoint collaborateur à l'organisme d'assurance
vieillesse auquel est affilié le chef d'entreprise.
Toujours dans le cadre de cet article, les conjoints collaborateurs
peuvent racheter des années de cotisations de
sécurité sociale, sous certaines conditions.
Cette mesure répond, selon le rapporteur, "au respect de
l'équité fiscale". |
Article 97

|
Abaissement des taux de la
taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (TACA) |
Les taux des tranches d'imposition de la
TACA sont modifiés : - Commerces
dont le CA au m² est inférieur à 1 500
€ : taxe de 7,5 €/m² (contre 9,38
auparavant),
- Commerces dont le CA au m²
est inférieur à 1 500 € et qui ont une
activité de vente au détail de carburants : taxe
de 9,24 €/m² (contre 11,39 auparavant),
- Tranche intermédiaire (entre 1 500 et 12 000
€ de
CA au m²) : abaissement de la taxe à 7,5 et 9,24
€/m² (le coefficient ajouté à
ce chiffre reste inchangé),
- Tranche
supérieure (plus de 12 000 €/m²) : taxe
inchangée.
| Dès la parution de la loi |
Cette mesure "favorise les petits et
moyens commerces, notamment en centre-ville, en soumettant à
une plus forte contribution les commerces dont la surface est
supérieure à 6 000 m²".
D'autres mesures avaient été
envisagées au cours de la discussion du projet de loi,
telles : - une exonération
des magasins réalisant moins de 760 000 € de CA
(contre 460 000 € auparavant),
- une
augmentation de 20 % du taux applicable pour les
hypermarchés,
- l'organisation d'une
tranche spécifique pour les "hard discounters".
Ces mesures pouvant avoir des effets différents de ceux
souhaités, elles n'ont pas été
retenues. Elles pourraient être
reprises dans une future loi au cours de l'année 2006.
| Article
103
| Changement de
dénomination des services chargés de la
fiscalité professionnelle | Mise en place du "guichet unique" pour les PME,
par l'attribution du terme générique "service des
impôts" à l'ensemble des services
chargés de la fiscalité
professionnelle. | Dès
la parution de la loi | Cet
article substitue dans l'ensemble des textes législatifs les
mots "service des impôts" aux appellations
correspondantes qui sont actuellement en vigueur : "centre des
impôts",
"recette des impôts", "trésorerie", etc.
Auparavant, une PME devait, selon les cas, s'adresser à
trois
structures différentes. |
Article 107

| Assouplissement
du statut de la jeune entreprise innovante (JEI) |
Les entreprises répondant
à tous les critères du statut de la JEI, sauf
l'actionnariat, et détenues à plus de 50 % par
une JEI, peuvent bénéficier du
statut de Jeune entreprise innovante. | Dès la parution de la loi |
Selon le législateur, cet
article "tend à réparer une anomalie". |
Article
108
| Crédit
d'impôt pour les entreprises qui emploient des
réservistes | Création
d'un crédit d'impôt égal à
25 % de la différence entre le salaire versé par
l'entreprise au réserviste et la solde que celui-ci
perçoit. Ce crédit d'impôt
est plafonné à 200 € par
salarié et à 35 000 € par entreprise.
| Dépenses
comprises entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2007
| Ce crédit
d'impôt, souhaité par le ministère de
la Défense, devrait permettre aux entreprises employant des
réservistes de laisser ces derniers effectuer des
périodes d'activité dans la réserve
dans des conditions
plus favorables qu'auparavant, "en terme de disponibilité et
de
réactivité". |
© Institut
Supérieur des MétiersObservatoire
des aides aux entreprises et du développement
économiquehttp://www.aides-entreprises.frMise
à jour : 14 janvier 2010
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