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Les territoires prioritaires de la Politique de la Ville : ZUS, ZRU et ZFU
Typologie démographique et économique des zones urbaines sensibles Démographie des ZUS L'activité économique dans les ZUS
Exonération de cotisation foncière des entreprises applicable dans les zones urbaines sensibles
Evaluation et révision de la géographie des zones urbaines sensibles (2007-2011) Novembre
2007 : Pour la Cour des comptes, "les ZUS n'ont pas rattrapé
leur retard" malgré l'augmentation de leurs moyens Mars 2009 : concertation pour une révision de la géographie des zones urbaines sensibles Juillet 2009 : Premier rapport du Conseil national des entreprises pour la banlieue (CNEB) Septembre 2009 : mission parlementaire pour une révision de la géographie des zones urbaines sensibles
Historique de la politique des zones urbaines sensibles en France Janvier et novembre 1996 : Annonce et vote de la loi sur le Pacte de Relance pour la ville Juin 2000 : mise en place d'un Fonds de revitalisation économique Août
2003 : la loi Borloo relance la politique des zones urbaines sensibles
et met en place des dispositifs d'évaluation
Les territoires prioritaires de la Politique de la Ville : ZUS, ZRU et ZFU
Zones
urbaines sensibles (ZUS), Zones de redynamisation urbaine (ZRU) et
Zones franches urbaines (ZFU) sont trois types de quartiers de
la politique de la ville "imbriqués" les uns aux
autres.
| Type de quartier sensible | Nombre de zones | Définition | Aides mobilisables par les entreprises qui s'y installent | Période d'exonération | ZUS (zones urbaines
sensibles) | 751 | "Les zones urbaines
sensibles sont caractérisées par la
présence de
grands ensembles ou de quartiers d'habitat
dégradés et
par un déséquilibre accentué entre
l'habitat et
l'emploi". (LOADT du 4 février 1995.) | Exonération
de cotisation foncière des entreprises, si la collectivité a
délibéré en ce sens. | A compter du 1er janvier 2005 | ZRU (zones de
redynamisation urbaine) | 435 | "Les zones de
redynamisation urbaine
sont confrontées à des difficultés
particulières" en raison de leur
taux de chômage élevé, de leur large
proportion de personnes non
diplômées et de leur faible potentiel fiscal
communal. Elles correspondent à certains quartiers des ZUS. (LOADT du 4 février 1995.) | Exonérations
incitatives pendant 5 ans :
- Exonération d'impôt sur les bénéfices pour les entreprises nouvelles
- Exonération d'IFA,
- Exonération de la taxe pour frais de chambres de
commerce et d'industrie et de la taxe pour frais de chambres de métiers,
- Exonérations de TFPB et de cotisation foncière des entreprises pour les entreprises nouvelles,
- Exonérations de charges
sociales patronales pour les entreprises de moins de 50 salariés, les artisans, commerçants et
indépendants.
| Jusqu'au 31 décembre 2010 | ZFU (zones franches
urbaines) | 100 | Les zones franches urbaines
sont des quartiers défavorisés
de 8 500 à 10 000 habitants situés dans une zone
de redynamisation urbaine (ZRU), et considérés
comme les plus en difficulté de la géographie
prioritaire de la politique de la ville. | Exonérations
très incitatives pour une durée de 5, 8 ou
14 ans :
- Exonérations d'impôt sur les bénéfices pour les entreprises nouvelles et les entreprises existantes,
- Exonération d'IFA,
- Exonérations de charges
sociales patronales pour les entreprises de moins de 50 salariés, les artisans, commerçants et
indépendants,
- Exonération de TFPB et de cotisation foncière des entreprises (ZFU 2006)
| Jusqu'au 31 décembre 2011 |
Typologie démographique et économique des zones urbaines sensibles
(Source des données chiffrées et des citations : Zones urbaines sensibles, un enjeu territorial de la cohésion sociale, DIV, 30 septembre 2004.)
Démographie des ZUS Les
751 zones urbaines sensibles rassemblaient en 2004 une population
d'environ 4 650 000
personnes. Des études menées notamment par la
Délégation interministérielle à la Ville
(aujourd'hui : Comité interministériel des Villes) et,
depuis 2004, par l'Observatoire des ZUS, ont permis d'identifier les
spécificités démographiques des zones urbaines
sensibles :
- un
taux de chômage très élevé (en 2003, il
était de 20 % de la population active, "soit le double du taux
de chômage national") ;
- "une forte proportion de ménages pauvres" ("27 %, soit presque trois fois plus que le reste de l'espace urbain") ;
- "une
forte proportion de jeunes" (les moins de 20 ans y représentent
31,5 % de la population, contre 24,5 % sur l'ensemble du territoire
national) ;
- "une proportion de familles nombreuses plus
élevée qu'ailleurs" (13 % de familles de 4 enfants et
plus contre 5 % en France métropolitaine) ;
- "une part de familles mono-parentales supérieure" (15 % dans les ZUS contre 8 % sur toute la France) ;
- "une
population étrangère qui reste
sur-représentée, en dépit d'une diminution due
à un fort mouvement d'acquisition de la nationalité
française" (18 % de la population des ZUS, contre 7,5 % en
France métropolitaine) ;
- "une décroissance
générale de la population des ZUS" : entre 1990 et 1999,
les ZUS en métropole ont perdu 5 % de leur population, les ZUS
en Martinique et Guadeloupe ont connu une décroissance plus
accentuée (- 17 %), tandis qu'en Réunion et en Guyane, la
population a augmenté (de 15 et 5 % respectivement) ;
- une
prépondérance des logements de type collectif (86 % des
logements), et en particulier une proportion de logements HLM
très élevée.
L'activité économique dans les ZUS De
manière générale, la comparaison des
données entre 1990 et 2002 a permis à la
Délégation interministérielle à la Ville de
relever "le réel dynamisme économique des ZUS". La
croissance du nombre d'établissements y est "supérieure
à celle observée dans leurs unités urbaines (10,5
% contre 6 %). Par ailleurs, "sur les 110 000 établissements
recensés dans les ZUS au 1er janvier 2002, plus de la
moitié sont des entreprises individuelles ou de petite taille,
et moins de 1 % emploient 50 salariés ou plus". Grâce
à ces données, la DIV a pu dresser une typologie des
zones urbaines sensibles, classées selon le dynamisme de leur
activité économique :
| Nombre de ZUS | Part des ZUS | Répartition géographique | Caractéristiques du tissu économique | | 1 | 270 | 36 % | Grandes villes de province | "Dynamisme moyen, forte présence d'établissements de services aux particuliers" | | 2 | 167 | 22 % | Grandes agglomérations urbaines | "Densité d'établissements deux fois supérieure à la moyenne" [des ZUS] | | 3 | 142 | 19 % | Agglomération parisienne | "Forte présence de petites entreprises et fort potentiel de développement" | | 4 | 138 | 18 % | Quartiers périphériques des petites villes | "Peu de dynamisme" (progression du nombre d'établissements de 0,5 % entre 1999 et 2002) |
Exonération de cotisation foncière des entreprises applicable dans les zones urbaines sensibles
Les PME qui s'installent dans une zone urbaine sensible peuvent
bénéficier d'une Exonération totale ou partielle
de leur cotisation foncière des entreprises. Attention,
cette exonération n'est pas applicable de plein droit : une
délibération en ce sens de la collectivité
territoriale ou de l'EPCI concerné est nécessaire. Cette
exonération peut être demandée par les entreprises
qui s'installent dans des quartiers de ZUS qui ne sont pas
classés en zone de redynamisation urbaine (ZRU) ou en zone franche urbaine (ZFU).
Si l'entreprise s'installe en ZRU ou en ZFU, elle peut en effet
bénéficier d'autres exonérations plus avantageuses.
| Intitulé et référence officielle | Entreprises
bénéficiaires | Avantages
pour l'entreprise | Cotisation foncière des entreprises Art.
1466 A I du Code général des impôts.
| PME selon la définition européenne en vigueur :
- créées ou étendues à compter du 1er janvier 2005 ;
- dont
l'établissement au titre duquel l'exonération est
demandé a un effectif de moins de 150 salariés.
| Le
périmètre et le taux de l'exonération de taxe
professionnelle sont fixés sur délibération de la
collectivité territoriale ou de l'EPCI concerné.
Plafond annuel de base nette exonérée de 125 197 € pour 2006. |
Evaluation et révision de la géographie des zones urbaines sensibles (2007-2011)
Novembre
2007 : Pour la Cour des comptes, "les ZUS n'ont pas rattrapé
leur retard" malgré l'augmentation de leurs moyens Dans
un rapport commandé par la commission des Finances du Sénat et rendu
public le 7 novembre 2007, la Cour des comptes juge sévèrement le bilan
de la politique de la ville mené depuis 2002. "L'empilement" de
dispositifs "trop lourds et trop complexes", et la "multiplicité des
instances et la complexité des processus de décision" pose un problème
de lisibilité de la politique de la ville, selon les magistrats. Le
financement des associations de banlieues, l'évaluation de leurs
actions et le contrôle de l'emploi de leurs fonds sont également
pointés du doigt. Au final, "les zones urbaines sensibles n'ont pas
rattrapé leur retard" sur les autres quartiers des mêmes entités
urbaines, malgré l'augmentation de 15 % entre 2003 et 2005 des moyens
dédiés par l'État à cette politique. Pour remédier à cet "empilement
des dispositifs", la Cour des comptes recommande en priorité "la
création d'un ministère d'État au périmètre maintenu pendant 10 ans
pour donner un cadre stable" à la politique de la ville et en évaluer
les résultats.
Télécharger le rapport
"La gestion des crédits d’intervention de
l’État au titre de la politique de la ville", rapport de la Cour des comptes commandé par la commission
des Finances du Sénat, 129 pages, novembre 2007, sur le site de l'hebdomadaire La Gazette des
Communes.
Mars 2009 : concertation pour une révision de la géographie des zones urbaines sensibles Le Parlement, prenant acte des observations de la Cour des comptes, a
modifié la loi du 14 novembre 1996 en imposant une révision des ZUS
tous les cinq ans ; la loi de finances pour 2008 impose une première
révision en 2009. La
remise à plat de la géographie prioritaire "doit tenir compte d’un
nouvel enjeu : concentrer davantage les moyens de l’État vers les
collectivités et les quartiers qui en ont le plus besoin". Le
secrétariat d’État à la Politique de la ville a ainsi lancé, en mars
2009, une large concertation nationale destinée à recueillir l’avis des
acteurs concernés. Le Conseil national des villes et les associations
nationales d’élus locaux ont été consultés ainsi que les grands réseaux
associatifs impliqués dans la politique de la ville. Les préfets de
départements ont également été chargés d’organiser une concertation
locale auprès des principaux partenaires de la politique de la ville
(circulaire du 13 mars 2009), exercice qui a donné lieu à la remise
d’une note de synthèse le 15 mai 2009. Un Livre vert, rédigé par le
Secrétariat général à la Ville en mars 2009, précise le cadrage général
de l’exercice.
Livre vert "Géographie prioritaire de la politique de la ville et
contractualisation", mars 2009, 70 pages, sur le site du Comité interministériel des Villes. "La gestion des crédits de la politique de la ville" in: Rapport public annuel de la Cour des Comptes, pp. 143-147, mars 2009, sur le site de la Documentation Française.
Juillet 2009 : Premier rapport du Conseil national des entreprises pour la banlieue (CNEB) Le
17 juillet 2009 a été remis à Fadela Amara,
secrétaire d'Etat à la Ville, un rapport sur la mise en
place du Conseil national des
entreprises pour la banlieue
(CNEB). Ce conseil aurait notamment pour mission de promouvoir le partenariat
public-privé grâce l’appui initial d’un groupe d’entreprises partenaires. Plusieurs orientations sont préconisées dans ce rapport :
- La promotion de l’emploi
en alternance, notamment vers les métiers du développement durable et des services aux personnes ;
- La création de banques de stages interactives spécifiquement
gérées par des spécialistes des ressources humaines pour une meilleure adéquation entre offres
et demandes de stage ;
- La
création de pôles de compétences solidaires autour des zones franches urbaines (ZFU) ;
- Le
lancement d’un pôle d’excellence « Banlieue
2.0 » ;
- La réaffectation de 10 % du produit de la taxe d’apprentissage aux établissements et organismes qui s’investissent réellement en faveur des habitants des zones urbaines sensibles.
Rapport sur la mise en place du Conseil national des entreprises pour la banlieue (CNEB), 15 juillet 2009, sur le site du Comité interministériel des Villes.
Septembre 2009 : mission parlementaire pour une révision de la géographie des zones urbaines sensibles Une
mission parlementaire, confiée par le Premier ministre à Philippe André
et Gérard Hamel s'est achevée en septembre 2009, et visait à proposer
au gouvernement une méthode opérationnelle de révision de la géographie
des ZUS et des Cucs. "A partir du diagnostic posé sur les différents
périmètres d'intervention de la politique de la ville, les
parlementaires préconisent de mettre fin au zonage des ZUS en
identifiant des communes éligibles à la politique de la ville et au
sein de celles-ci des territoires d'intervention contractualisés entre
le préfet et le maire. Ils recommandent que la solidarité nationale
s'exerce en priorité en faveur des communes les plus en difficultés, là
où l'exercice des politiques de droit commun et de la solidarité locale
ne suffit plus à répondre aux besoins locaux. Le rapport préconise
d'élargir le champ actuel des contrats urbains de cohésion sociale,
au service d'un véritable projet territorial. Il propose enfin une mise
en oeuvre progressive de la réforme à compter de 2011, en maintenant
notamment les périmètres actuels de rénovation urbaine et de zones
franches urbaines jusqu'à leur terme." (Auteur du résumé : La Documentation Française)
La
révision de la géographie prioritaire et la contractualisation de la
politique de la ville - "Une conception rénovée de la politique de la
ville : d'une logique de zonage à une logique de contractualisation", septembre 2009, 83 pages, sur le site de la Documentation Française.
Historique de la politique des zones urbaines sensibles en France
Janvier et novembre 1996 : Annonce et vote de la loi sur le Pacte de Relance pour la ville La
loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'Orientation pour
l'Aménagement et le Développement du
territoire (LOADT) a institué les zones de redynamisation
urbaine (ZRU). La loi sur le Pacte de relance pour la ville, annoncée en janvier 1996 et votée le 14
novembre 1996, est venue modifier cette LOADT :
- en créant un échelon urbain supérieur aux ZRU : 750 zones
urbaines sensibles, dans lesquelles sont comprises les 416 zones de
redynamisation urbaine déjà existantes. Une 751e ZUS a été créée par la suite en 2000 ;
- en créant un échelon urbain inférieur aux ZRU : 44 zones franches urbaines (ZFU),
quartiers subissant des difficultés plus graves et qui
représentent tout ou partie de certaines ZRU. Ces ZFU -
désormais au nombre de 100 depuis le 1er août 2006 suite
aux relances successives de la politique de la ville - ont
été accompagnées de dispositifs
dérogatoires
proportionnellement plus puissants (exonérations fiscales et
sociales très incitatives) dont les principes ont
été agréés le 23 avril 1996, puis à nouveau le 22 juin 2006, par la Commission
européenne.
Les
zones urbaines sensibles sont "caractérisées par la
présence de
grands ensembles ou de quartiers d'habitat
dégradés et
par un déséquilibre accentué entre
l'habitat et
l'emploi" (LOADT du 4 février 1995). La politique de soutien des
ZUS, définie dans la loi sur le Pacte de relance pour la ville
du 14 novembre 1996, a pour principales priorités le développement économique et l’emploi.
Cependant, deux autres axes importants ont également
été définis dans la loi : la
sécurité publique et la prévention de la
délinquance, ainsi que la mixité de l’habitat et le
désenclavement. La poursuite de ces priorités s'organise en "sept objectifs concrets" :
- créer de l’activité et des emplois
- rétablir la paix publique
- rétablir l’égalité des chances par une meilleure prise en charge scolaire et périscolaire
- rénover et diversifier les logements, et améliorer l’environnement urbain
- renforcer les partenaires de la politique de la ville
- adapter les dispositifs à la gravité des situations
(actualisation de la géographie prioritaire et évaluation)
- améliorer le fonctionnement et renforcer la présence des services publics.
Les 750 zones urbaines sensibles et les 44 zones franches urbaines
de première génération mis en place dans le cadre
du Pacte de relance pour la ville sont entrées en application le
1er janvier 1997.
Juin 2000 : mise en place d'un Fonds de revitalisation économique Le
comité interministériel des villes et du
développement social urbain du 29 juin 2000 a
décidé la mise en place d'un Fonds de revitalisation
économique pour soutenir la politique des zones urbaines
sensibles. Ce fonds, qui est plus spécifiquement destiné
à soutenir la priorité du développement économique et de l'emploi dans les ZUS, comprend quatre volets :
- Le
soutien à l'ingénierie dans le cadre du volet
"développement économique et emploi" des contrats de
ville,
- L'aide à la réalisation d’investissements par les petites entreprises,
- L'aide au démarrage des créateurs d'entreprises,
- Le soutien et la dynamisation du tissu économique existant.
Le Fonds de revitalisation
économique n'existe plus depuis le 1er janvier 2004 en raison de la
montée en puissance des dispositifs d'exonérations
fiscales et sociales en ZRU et ZFU. Les actions d'animation et de
développement économique locale sont depuis cette date
prise en charge par le Fonds d'intervention pour la ville.
Août
2003 : la loi Borloo relance la politique des zones urbaines sensibles
et met en place des dispositifs d'évaluation La loi
n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de
programmation pour la ville et la rénovation urbaine (dite "loi
Borloo") a renouvelé la politique des zones urbaines sensibles
en développant un nouveau programme d'actions en leur faveur et
en créant des outils d'évaluation (Titre I, articles 1
à 22 de la loi) :
- Mise
en oeuvre de nouveaux programmes d'action visant la réduction des inégalités
sociales et territoriales dans les ZUS ;
- Création début 2004 d'un
observatoire national des ZUS, chargé d'une mission d'évaluation de l'impact des actions
menées dans les quartiers urbains sensibles ;
- Publication d'un rapport annuel par les communes et les agglomérations comprenant une ou plusieurs ZUS ;
- Publication d'un rapport annuel sur l'évolution des ZUS, présenté au Parlement par l'Observatoire des ZUS.
On peut noter également dans cette loi la présence de deux autres mesures-phares :
- Création de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) ;
- Création de 44 zones franches urbaines supplémentaires, dite de deuxième génération, entrées en application le 1er janvier 2004.
© Institut
Supérieur des MétiersObservatoire
des
aides aux entreprises et du développement
économiquehttp://www.aides-entreprises.frMise
à jour : 11 juin 2010
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