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Schémas régionaux de développement économique (SRDE)

Définition et objectifs des SRDE

Délégation de gestion de certaines aides de l'État aux conseils régionaux

Initiative, préparation et adoption des SRDE
       Elaboration concertée entre les acteurs régionaux
       
Place donnée aux territoires dans les SRDE

Tableau de présentation synthétique des schémas régionaux de développement économique

AlsaceChampagne-ArdenneLanguedoc-RoussillonPays de la Loire
AquitaineCorseLimousinPicardie
AuvergneFranche-ComtéLorrainePoitou-Charentes
Basse-NormandieGuadeloupeMartiniqueProvence-Alpes-Côte d'Azur
BourgogneGuyaneMidi-PyrénéesRéunion
BretagneHaute-Normandie
Nord-Pas de CalaisRhône-Alpes
CentreIle-de-France




Définition et objectifs des SRDE

L'article 1er de la loi du 13 août 2004 affirme le rôle de coordination de la région en matière de développement économique. Le principal outil de coordination économique est un schéma régional de développement économique (SRDE) dont la réalisation peut être confiée par l'État à la région. En première lecture, le projet de loi positionnait la Région comme "responsable du développement économique, sous réserve des missions incombant à l'État" a été abandonné afin de réaffirmer le principe de non-tutelle d'un niveau de collectivité territoriale sur un autre dans le domaine du développement économique. Toutefois, "en cas d'atteinte à l'équilibre économique régional", la loi prévoit cependant que la région puisse "coordonner l'action des collectivités territoriales après concertation avec les exécutifs locaux".

Les schémas régionaux de développement économique, institués par l'article 1-IX de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, ont ainsi pour vocation de :
  • "coordonner les actions de développement économique" sur le territoire régional ;
  • "définir les orientations stratégiques de la région en matière économique" ;
  • "promouvoir un développement économique équilibré de la région",
  • "développer l'attractivité du territoire" régional,
  • "prévenir les risques d'atteinte à l'équilibre économique de tout ou partie de la région".
Selon cet article, les SRDE sont une procédure expérimentale d'une durée de 5 ans (théoriquement du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2009). À l'issue de cette période, les conseils régionaux devront adresser au préfet de région "un bilan quinquennal sur la mise en oeuvre de ce schéma expérimental, afin qu'une synthèse de l'ensemble des expérimentations puisse être réalisée à l'intention du Parlement."


Délégation de gestion de certaines aides de l'État 
aux conseils régionaux

En cas de réalisation d'un schéma régional expérimental de développement économique, la région peut se voir déléguer par l'État l'organisation de l'attribution des aides aux entreprises que ce dernier met en oeuvre, cela dans le cadre d'une convention pouvant associer d'autres collectivités (article L.1511-1-II du CGCT). La Région peut décider, dans le cadre de cette convention, de définir de conditions d'octroi de ces aides d'État qui soient différentes de celles en vigueur sur le plan national.
Toutefois, il ne s'agit pas d'un transfert de compétences mais d'une délégation de compétences, aussi les Conseils régionaux ne se voient-ils pas déléguer la gestion des crédits concernant ces aides ; le montant de crédits disponibles pour les entreprises est redéfini chaque année. L'éventuel transfert des aides de l'État aux entreprises aux conseils régionaux avait été largement débattu par les parlementaires : un projet d'article, qui ordonnait le transfert des crédits concernant ces aides, a ainsi été abandonné dans le texte définitif.

Les dispositifs d'aide concernés par la délégation de gestion des aides de l'Etat sont les suivants (source : annexe 2 de la circulaire du Ministère de l'Intérieur du 25 mars 2005) :
  • FDPMI (Fonds de développement des petites et moyennes industries),
  • FRAC (Fonds régional d'aide au conseil),
  • ARC (Aide au recrutement de cadres),
  • Aides individuelles de l'Etat au soutien régional au développement économique à l'international des entreprises,
  • Aides individuelles des fonds déconcentrés de la prime d'orientation pour les entreprises de stockage, de transformation et de commercialisation des produits agricoles et alimentaires,
  • EDEN (Encouragement au développement des entreprises nouvelles), dispositif disparu au 1er janvier 2009.
  • Chèques-conseil, dispositif disparu au 1er janvier 2009.

Initiative, préparation et adoption des SRDE

Elaboration concertée entre les acteurs régionaux
Au départ, l'État confie à la Région le soin d'élaborer un schéma régional de développement économique" (en première lecture du projet de loi, cette initiative n'appartenait qu'aux régions). L'État a ainsi décidé de demander à tous les Conseils régionaux d'élaborer un SRDE.
Pour élaborer un schéma régional, le Conseil régional se concerte avec l'ensemble des acteurs publics qui contribuent ou sont liés aux questions de développement économique et social sur le territoire : départements, communes et leurs groupements, chambres consulaires. Le SRDE doit "prendre en compte les orientations stratégiques découlant des conventions passées entre la région, les collectivités territoriales ou leurs groupements et les autres acteurs économiques et sociaux du territoire concerné". Une fois adopté par le Conseil régional réuni en assemblée plénière, celui-ci doit le communiquer au préfet de région.

Place donnée aux territoires dans les SRDE
L'association ETD (Entreprises, Territoires et Développement) a publié en janvier 2008 une note consacrée à la place des territoires dans les stratégies régionales de développement économique. A travers une lecture approfondie des SRDE (schémas régionaux de développement économique) et des Contrats de projets Etat-régions conclus pour la période 2007-2013, elle propose une analyse des nouvelles relations entre territoires et Régions dans le champ du développement économique, sur la base d'une vingtaine d'entretiens avec les services dédiés à la politique des territoires et au développement économique dans les Conseils régionaux.
Ainsi, pour la préparation des SRDE, "les conseils régionaux ont systématiquement associé les collectivités locales et les acteurs socioéconomiques à la phase de concertation", alors qu'elles pouvaient "en définir librement le cadre et les modalités de mise en oeuvre". Les communautés de communes et les villes ont cependant "été moins souvent sollicitées" que les autres collectivités. La réalisation d'un diagnostic économique régional, préalable au SRDE, a fait l'objet d'une présentation par grands secteurs économiques dans la plupart des régions. ETD souligne que "cette vision sectorielle de l'économie régionale prend rarement en compte les interactions avec l'économie des autres régions", en particulier celle des régions limitrophes, et prend "peu en compte les spécificités des territoires de la région", notamment les grandes agglomérations. ETD propose également une comparaison des grandes orientations économiques stratégiques définies dans les différents SRDE. Elle relève que ces orientations sont "rarement territorialisées", même si "certaines Régions affichent l'échelon local comme étant le plus pertinent pour aborder certaines thématiques", tels l'emploi et l'attractivité. Dans la plupart des SRDE, la plupart des Régions affirment la "légitimité de principe des territoires" dans le champ du développement économique, qui se fonde "sur leurs compétences réglementaires", "leurs moyens pour la maîtrise d'ouvrage et "leur proximité avec les acteurs de terrain". L'analyse de la "traduction concrète des orientations présentées dans les SRDE sur les territoires de projet" se poursuit dans cette note à travers l'étude des contrats de projet État-régions ainsi que "les documents liés aux politiques territoriales des conseils régionaux".
Télécharger "Les territoires dans les stratégies de développement économique des Régions", janvier 2008, sur le site d'Entreprises, Territoires et Développement.




Tableau de présentation synthétique des schémas régionaux de développement économique

Le tableau suivant précise pour chaque SRDE les axes prioritaires définis par la Région et la nouvelle politique d'aides publiques aux entreprises envisagées. Les liens hypertextes proposés dans la première colonne du tableau renvoient vers les pages de présentation ou les documents finaux des SRDE sur les différents sites officiels des Conseils régionaux. Ces liens sont également listés dans l'annexe Sites internet de cette fiche de synthèse.

NB : la Collectivité territoriale de Corse fait l'objet d'une législation spécifique l'exemptant de mettre en place d'un SRDE.


RégionDate d'adoption par le Conseil régionalAxes prioritaires du SRDE
Renouvellement de la politique
d'aides publiques aux entreprises
Alsace30 juin 2006Le SRDE de la Région Alsace "s’inscrit dans un contexte de difficultés économiques, sociales et structurelles". Pour le Conseil régional, "l’Alsace est tout particulièrement exposée" à la concurrence, "du fait de son caractère de région très fortement internationalisée" et de la nature de son tissu économique plus industrialisé qu'ailleurs. 5 axes d'actions prioritaires ont été retenus :
  • Améliorer la qualité des infrastructures de transport et de communication ;
  • Mettre l’innovation au cœur de toutes les politiques régionales et de l’action publique ;
  • Agir solidairement face aux mutations économiques ;
  • Faire émerger de nouvelles activités, notamment à partir de la recherche et du développement, et faciliter l’accès aux financements des entreprises, à tous les stades de leur développement ;
  • Renforcer l’ouverture internationale de l’Alsace et de ses entreprises.
La Région Alsace a mené en 2005 un recensement complet des aides individuelles aux entreprises proposées dans la région (153 aides répertoriées), dont les résultats sont présentés dans le SRDE.
En conséquence, le SRDE de l'Alsace précise les objectifs suivants :
  • Spécialisation des aides selon les collectivités territoriales : aides aux infrastructures et à l'immobilier pour les départements ; aides ponctuelles à l'immobilier pour les intercommunalités ; tous les autres dispositifs étant gérés par la Région ;
  • Recentrage des 50 dispositifs régionaux en 3 systèmes d'accompagnement "par projet" : création-reprise, projet global de développement, innovation.
  • Délégation à la région des aides individuelles de l'État attribuées dans le cadre du Contrat de plan État-Région ;
  • Délégation à la région des Chèques-Conseil, voire de l'ACCRE ;
  • Recours plus systématique à des expertises extérieures ;
  • Evaluation systématique des politiques mises en place.
Aquitaine27 novembre 2006Le Conseil régional d'Aquitaine a souhaité articuler son SRDE avec son SRADDT (Schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire), afin d'en faire "deux démarches complémentaires". Le SRDE est ainsi considéré comme "une démarche opérationnelle ciblée sur le développement économique" tandis que le SRADDT est "un exercice prospectif généraliste visant à définir les priorités du futur contrat de plan".
Compte tenu des nouvelles priorités européennes, le SRDE d'Aquitaine axe l'une de ses priorités sur l'innovation "à tous les stades du développement économique" (enseignement supérieur, recherche, design, commercialisation...), en appuyant en particulier :
  • La R&D et les transferts de technologie dans les PME ;
  • Le développement industriel pérenne via un soutien des filières ;
  • L'accès des entreprises aquitaines à de nouveaux marchés, notamment à l'international.
  • Logique de projets privilégiée à la logique de guichet ;
  • Délégation expérimentale de la gestion des aides aux TPE, au Commerce et à l'Artisanat aux départements et aux collectivités infradépartementales
  • Aides individuelles à l'immobilier recentrées sur les grands projets ;
  • Gouvernance des aides publiques partagée avec les chambres consulaires (notamment les aides à la transmission et à l'export) ;
  • Dossier unique de demande d'aide.
Auvergne
15 mai 2006Dans son SRDE, la Région Auvergne a choisi de rationaliser l'action économique locale selon une double logique de projets et de filières : mise en place d'actions sectorielles "défensives" et "offensives" pour les secteurs jugés prioritaires (secteurs en mutation, secteurs-relais et secteurs émergents).
La Région Auvergne a réalisé un diagnostic des aides de la Région et de ses quatre départements, menée par le cabinet Katalyse. Des entreprises ont été interrogées afin de cerner leurs principales attentes. Le Conseil régional a pu ainsi constater avec étonnement que l’aide à l’immobilier industriel n'est pas considérée comme prioritaire, "compte tenu des montants investis dans ces aides par les collectivités.
L'harmonisation des dispositifs d'aides (en particulier la fusion des dispositifs redondants) et un travail important de coordination et de redéfinition du rôle des acteurs régionaux de l'accompagnement est ainsi en cours.
Basse-Normandie15 décembre 2005 Cinq orientations stratégiques ont été définies dans le cadre du SRDE de la Basse-Normandie :
  • Renforcer et promouvoir l’attractivité et le dynamisme de la Basse-Normandie et de ses territoires ;
  • Mieux accompagner les projets d’entreprises ;
  • Relever le défi de la création-reprise/transmission d’entreprises ;
  • Promouvoir et accompagner l’innovation et la R&D, notamment en améliorant l’interface recherche/entreprises ;
  • Soutenir un développement économique durable.
Le SRDE a permis en 2006 de :
  • Signer une convention de partenariat avec OSEO, en vue "d’amplifier le soutien à tous les projets sur l’ensemble de la chaîne de l’innovation" ;
  • Mettre en place des soutiens à l’export "privilégiant 5 pays cibles et des démarches collectives" ;
  • Mettre en place un appui aux entreprises en faveur de la structuration de filières régionales d’excellence ;
  • Lancer la MIRIADE (Mission Régionale pour l’Innovation et l’action en matière de Développement économique), "qui constitue une première nationale, tant dans le statut choisi que dans ses missions et son mode de fonctionnement" ;
  • Renforcer les outils régionaux de capital risque : création de "Normandie Création I" et de "Reprendre et Développer".
Bourgogne17 juin 2005 La Région Bourgogne est la première région a avoir adopté son SRDE en France. La démarche de réflexion a débuté en avril 2004 avec la réalisation d'un état des lieux de l'économie régionale, instrument utilisé lors de la concertation avec les autres collectivités. Le SRDE se base sur 20 fiches "action" qui illustrent les propositions pour le développement économique régional.Le diagnostic économique du territoire réalisé dans le cadre du SRDE a permis d'engager une réflexion sur le renouvellement de l'offre régionale d'aides aux entreprises :
  • Renforcement des prêts à taux bonifiés et des garanties pour la création-reprise et mise en place d'un réseau d'accueil et de suivi concerté pour les créateurs-repreneurs : notamment les microentrepreneurs, les chômeurs, les personnes en difficulté et les projets de l'économie solidaire ;
  • Redéploiement des concours financiers et bancaires (fonds propres, capital-risque, garantie...) de l'industrie vers les services, le commerce et l'artisanat ;
  • Valorisation des filières agricoles, forestière et agro-alimentaire ;
  • Programme d'actions en faveur du commerce et de l'artisanat, considérés comme "un enjeu social et économique très important" ;
  • Développement de l'activité touristique, via des aides à l'hôtellerie et aux projets touristiques structurants ;
  • Soutien à la structuration de l'économie sociale et solidaire ;
  • Amélioration de l'accompagnement technologique et stratégique des entreprises ; renforcement du partenariat avec Oséo en matière d'aides à l'innovation ; soutien des projets innovants dans toutes les phases de leur développement ;
  • Export : la Région Bourgogne a obtenu de l'État en février 2006 la délégation de gestion des aides à l'export, la Région devenant ainsi un guichet unique pour ce type d'aides.
Bretagne13 octobre 2006La Bretagne a défini trois objectifs majeurs pour son développement économique :
  • "Une nouvelle dynamique de croissance",
  • "La mise en place d'un modèle de développement durable",
  • "Le développement de l'emploi au service du développement social et humain".
Plutôt que de déterminer son action par "une batterie d'outils spécialisés", la Région compte la baser en fonction des projets de développement économique collectifs ou individuels qui lui sont présentés. Il s'agit pour le Conseil régional d'une modification "progressive, mais profonde de la philosophie de l'action publique en matière de développement économique".
La mobilisation des aides sera recentrée autour des objectifs des "contrats de filières", et privilégiera les actions collectives, les aides individuelles devenant "l'exception".
L'attribution d'une aide est accordée après avoir réalisé un diagnostic global de l'entreprise (prenant la forme d'un "contrat global de développement" établi entre l'entreprise et la collectivité), destiné à "adapter" l'aide au "besoin réel" de l'entreprise.
Le soutien de la logique par filières correspond à plusieurs objectifs du Conseil régional :
  • Renforcer la compétitivité à travers la promotion de l'innovation,
  • Rassembler les acteurs économiques autour d'une vision partagée des enjeux par filières,
  • Améliorer le suivi et l'évaluation des actions engagées,
  • Assurer un développement équilibré des territoires par une mise en relation des entreprises via des actions collectives,
  • Améliorer la lisibilité et la cohérence des aides régionales,
  • Construire une "image économique" de la région qui soit cohérente.
Centre15 et 16 décembre 2005Le SRDE de la Région Centre a été baptisé "Schéma régional de développement économique et social" (SRDES).
Ses objectifs sont définis par une trentaine d'orientations visant à faire du territoire une région "innovante, entreprenante et solidaire", et "ouverte, attrayante et respectueuse de l'environnement". Parmi ces 30 orientations, on peut souligner en particulier :
  • Le développement des relations entre recherche publique et privée,
  • L'appui aux pôles de compétitivité,
  • Le développement et l'accueil d'entreprises innovantes,
  • L'anticipation des mutations économiques et technologiques des entreprises,
  • Le développement et le renouvellement du tissu industriel, artisanal et commercial
  • La mise en place de réseaux et filières structurés dans l'industrie, l'artisanat et le tourisme,
  • Le soutien à l'économie sociale et solidaire,
  • Favoriser l'accueil des entreprises,
  • Développer les capacités d'exportation des PME,
  • Conforter et valoriser les métiers d'art,
  • Favoriser le développement d'un tourisme durable,
  • Simplifier les dispositifs d'aides aux entreprises et assortir les aides de contreparties sociales et environnementales (voir ci-contre).
La Région Centre regroupe ses aides autour de 4 axes :
  • La création-reprise,
  • Le développement des PME,
  • La recherche & développement,
  • L'emploi et la formation.
Toutes les aides au développement sont regroupées en un dispositif unique, de même que pour les aides à l'emploi et à la formation.
La Région compte également :
  • Ouvrir ses dispositifs d'aides économiques au secteur des services aux entreprises et aux personnes,
  • Mettre en place une démarche qualité pour les processus d'instruction des dossiers de demande,
  • Mettre en place un dossier de demande d'aide commun à toutes les collectivités locales régionales,
  • Passage d'une logique de guichet à une logique de projet : analyse des besoins du demandeur et adaptation de l'aide,
  • Examen des demandes d'aide au regard des objectifs régionaux,
  • Appui prioritaire des "actions visant à mieux intégrer le développement durable dans les entreprises".
Champagne-Ardenne13 mars 2006Le SRDE de la Région Champagne-Ardenne a été baptisé "Schéma régional du développement économique et de l'emploi". Prenant conscience d'une situation économique régionale "en trompe-l'oeil", la Région Champagne-Ardenne a décidé d'orienter son SRDE vers la valorisation des "atouts régionaux encore insuffisamment exploités". Quatre objectifs sont ainsi visés :
  • "Se projeter dans l'avenir et rompre avec la spirale du déclin" (soutenir l'emploi et le développement durable) ;
  • "Partager l'analyse des difficultés" (partenariat étroit avec l'ensemble des acteurs publics et privés) ;
  • "Opérer des choix stratégiques" en s'orientant notamment vers une aide au développement économique par filière ;
  • "Construire des réponses en partenariat", par l'intermédiaire notamment des 20 fiches-actions qui doivent déterminer la politique économique régionale pour 2005-2010.


La région, qui souffre plus d'un déficit d'entreprises moyennes et d'artisans supérieur à la moyenne nationale, s'appuie sur plusieurs actions :
  • Mise en place d'un dispositif régional d'intelligence économique en faveur des entreprises ;
  • Fédération des acteurs régionaux de l'innovation ;
  • Diffusion renforcée des TIC, notamment dans les PME ;
  • Plan d'actions en faveur des secteurs d'activités prioritaires de la région ("pôles d'excellence") et signature d'un contrat d'objectifs avec le secteur de l'artisanat et du commerce ;
  • Développement d'actions collectives dans une approche "métiers/filières" (métiers d'art...) ou thématique (création, transmission, développement des TIC, export, environnement...) ;
  • Renforcement de la participation régionale dans les fonds de garantie des prêts bancaires (SIAGI, Oséo) ;
  • Soutien renforcé à l'économie sociale et solidaire ;
  • Soutien à la création d'entreprise via un accompagnement local structuré : incubateur régional, société de capital-risque régional, fonds de prêts d'honneur, ADIE ;
  • Mise en place d'un numéro unique pour les porteurs de projet et accompagnement global du projet par le Conseil régional ;
  • Mise en place d'un plan d'actions régional en faveur de la transmission d'entreprise : mise en place d'une garantie spéciale transmission d'entreprise avec Oséo, soutien à la reprise d'entreprises en difficulté.
Corse(courant 2009)La Collectivité territoriale de Corse fait l'objet d'un statut particulier. L'art. 12 de la loi du 22 janvier 2002 relative à la Corse précise que la CTC doit élaborer un Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADUC). Ce plan, sur le point d'être adopté par l'Assemblée de Corse, contient un volet économique qui se substitue à l'élaboration du SRDE dans cette collectivité.
Franche-Comté24 mars 2006Le SRDE de Franche-Comté compte 3 axes majeurs :
  • "Promouvoir l'identité de la région et renforcer son attractivité" : être plus attractif et se développer à l'international ;
  • "Consolider et diversifier les activités" : conforter les PME et les entreprises artisanales en misant sur la coopération au service de l'innovation, soutenir et faciliter la transmission et la création d'entreprises ;
  • "Anticiper et accompagner les mutations économiques et sociales" : développer des appuis aux filières, instaurer une veille économique régionale et anticiper les évolutions des compétences.
Lors de l'élaboration du SRDE, un groupe de travail thématique s'est réuni spécialement pour étudier la problématique des "interventions publiques auprès des entreprises". Le schéma final renouvelle ainsi entièrement la politique régionale d'aide aux entreprises :
  • Priorité aux avances remboursables et aux actions collectives ;
  • Aides prioritairement affectées au développement de l'innovation, de l'export et à l'amélioration des compétences (formation) ;
  • Conditionnalité des aides à des impératifs d'emploi (création, maintien, formation) et environnementaux (pour les aides supérieures à 100 000 €) ;
  • Création d'une commission de suivi et d'évaluation des aides publiques régionales ;
  • Simplification du régime d'aides en 3 fonds (développement, emploi, immobilier) et 1 "contrat d'aide à la compétitivité des entreprises".
Guadeloupe21 janvier 2006La Guadeloupe est le premier département d'outre-mer a avoir mis en place un SRDE. Celui-ci se structure autour de 6 axes d'action :
  • favoriser la compétitivité des entreprises par la création d'un fonds d'investissement régional,
  • optimiser les dispositifs d'emploi et de formation,
  • encourager la création d'entreprises innovantes à forte valeur ajoutée,
  • renforcer le développement durable,
  • moderniser l'agriculture,
  • redynamiser le tourisme.
Une fiche action du SRDE est intitulée "Favoriser la compétitivité et assurer la pérennité des entreprises". Elle précise plusieurs objectifs :
  • "Accompagner la création et le développement des entreprises", notamment en rationalisant et en simplifiant les aides aux entreprises ;
  • "Faciliter la reprise et la transmission d'entreprises", en rapprochant cédants et repreneurs et en finançant l'évaluation de l'entreprise ;
  • "Favoriser l'ouverture internationale des entreprises" : définition d'une stratégie, identification de "niches de production locale", renforcement de l'accès aux transports, positionner l'île sur des marchés haut de gamme, favoriser les échanges avec les autres îles caraïbes ;
  • "Inscrire l'entreprise dans une démarche de développement durable" ;
  • "Soutenir les actions collectives menées au profit des entreprises".
Guyane15 septembre 2006Le SRDE de la Région Guyane est décliné en 5 "projets phares" et 30 fiches actions :
  • "Créer un pôle régional de développement, de valorisation et de promotion des ressources naturelles" ;
  • "Inscrire la ville de Cayenne au patrimoine mondial de l’Unesco et construire un pôle commercial et touristique au cœur de la ville" ;
  • Créer un World Trade Center (plateforme d’information internationale, centre d’études de langues…)"
  • "Créer un parc éco-touristique 'Terre d’Amazonie' " ;
  • "Intégrer la Guyane au sein du pôle de compétitivité aéronautique et spatial Aquitaine/Midi-Pyrénées".
Haute-NormandieJuillet 2005Le schéma régional de la Région Haute-Normandie compte 4 objectifs prioritaires :
  • "Soutien au développement économique et aux projets générateurs d'emplois" ;
  • "Positionnement de la Région dans son rôle de coordination des actions économiques des collectivités locales" ;
  • "Simplification des dispositifs d'aides pour mieux répondre aux besoins des entreprises" ;
  • Mise en place d'une "plus grande conditionnalité dans l'octroi des aides" et "le recensement et l'analyse annuels de l'ensemble des aides allouées" par l'intermédiaire d'une commission de suivi et d'évaluation.
Ile-de-France5 octobre 2006Le SRDE d'Ile-de-France se présente comme "une stratégie partagée pour un développement économique durable". Il comporte trois axes :
  • Dynamique économique, "riche en emplois utiles, efficaces et de qualité",
  • Dynamique sociale, "réductrice des inégalités sociales et territoriales",
  • Dynamique environnementale, "pour la construction de l'éco-région".
La "dynamique économique" du SRDE est organisée en plusieurs actions :
  • Identification et soutien de 8 filières prioritaires,
  • Promotion et accompagnement de la création-transmission d'entreprise ;
  • Création d'une garantie pour les loyers des TPE ;
  • Renforcement des fonds d'amorçage pour les créations d'entreprises innovantes ;
  • Mise en place d'un fonds régional de développement pour les PME, qui visera en particulier le soutien de l'économie sociale et solidaire et des éco-activités ;
  • Renforcement de l'aide aux réseaux de PME, "y compris avec des groupements de petite taille permettant de mutualiser les structures de gestion et de recrutement" ;
  • Développement du cautionnement bancaire (fonds de garantie) ;
  • Mise en place d'engagements sur l'emploi en contrepartie de l'octroi des aides ;
  • Analyse de la qualité de l'emploi et des impacts environnementaux avant attribution des aides, afin de "mettre en place une véritable éco-conditionnalité de l'attribution des aides économiques" ;
  • "Amélioration de la coordination et de la lisibilité du dispositif régional d'aides à la création-reprise d’entreprises, notamment dans les quartiers en difficulté".
Languedoc-Roussillon23 décembre 2005Le SRDE de la Région Languedoc-Roussillon a été baptisé "Stratégie économique régionale de valorisation et d'intégration des ressources" (SERVIR).
La Région a défini 3 objectifs économiques précis à atteindre à l'horizon 2015 :
  • Atteindre un PIB par habitant équivalent à la moyenne européenne (retard de 12 points par rapport à cette moyenne en 2002) ;
  • Atteindre un taux de chômage équivalent à la moyenne européenne (13,1 % contre 9 % en Europe en 2002) ;
  • Atteindre un taux d'investissement des entreprises en % du PIB équivalent à la moyenne européenne, dans la mesure où "les entreprises régionales assument moins de 1,5 % des investissements réalisés en France".

La Région compte notamment :
  • Favoriser la culture d'entreprise, afin de susciter des vocations de créateur d'entreprise ;
  • "Accorder la priorité absolue à la création et à la transmission d'entreprise" ;
  • "Être partenaire actif des entreprises en développement" ;
  • "Soutenir les efforts de pérennité des entreprises" ;
  • "Être le garant des solidarités économiques" ;
  • "Se doter d'une ingénierie financière performante".
Concernant la rénovation de la politique d'aide aux entreprises :
  • "Les aides financières de la Région s'appliqueront à un projet global d'entreprise et s'intégreront à une chaîne financière rénovée, capable de répondre aux différents stades de développement d'un projet" ;
  • Les aides seront accordées prioritairement aux entreprises ayant un projet global de développement pluriannuel, qui ont la capacité de se pérenniser et de créer de la richesse et des emplois : obtention d'un "Visa" pour les entreprises recherchant l'excellence et mise en place d'un programme Astre (Accompagnement stratégique des entreprises) pour financer la réflexion stratégique préalable ;
  • "La Région développera un système d'information multicanal des porteurs de projet" ;
  • "Permettre au repreneur d'entreprise d'être accompagné quelques mois par le cédant" ;
  • "Organiser les premiers États généraux de la transmission-reprise" et "étudier l'opportunité de Journées annuelles de la transmission dédiées au grand public" ;
  • La Région "poursuivra le programme PACTE Entreprise" (en faveur de la création-transmission) "en accompagnant 3 000 projets par an contre 300" lors de l'adoption du SRDE.
  • "Les aides de la Région seront expertisées et contrôlées par une Commission régionale d'évaluation, l'objectif étant que lesaides aux entreprises permettent la création d'emplois plus pérennes".
Limousin15 décembre 2005Le Conseil régional du Limousin a défini les 9 actions suivantes, classées en 4 axes :
  • "Renforcer la proximité entre acteurs institutionnels publics et privés pour améliorer le pilotage de l’action publique" ;
  • "Renforcer la proximité entre acteurs institutionnels et acteurs économiques, pour faciliter la réalisation des projets des entreprises" ;
  • "Développer des dynamiques collectives et les connecter sur des réseaux plus larges" ;
  • "Soutenir le développement des entreprises par des interventions ciblées sur les facteurs déterminants de leur compétitivité" ;
  • "Faciliter le renouvellement du tissu économique, à travers un plan régional pour la création d’entreprises" ;
  • "Ouvrir le Limousin aux hommes et aux activités" ;
  • "Répartir les moyens de la croissance sur le territoire régional" ;
  • "Développer des activités pourvoyeuses d’emploi et facteurs d’équilibre territorial" ;
  • "Encourager les travaux de recherche sur le développement durable".
Le SRDE du Limousin préconise les actions suivantes :
  • Recentrage des aides économiques en fonction de "4 facteurs-clés de la compétitivité des entreprises" : l'innovation, l'emploi et la formation, l'accès aux marchés et l'internationalisation, l'apport en fonds propres (participation en capital et fonds de garantie) ;
  • Extension et renforcement de l'aide à l'adaptation des entreprises aux mutations économiques en faveur des actions de prévention des difficultés, et mise en place d'un système d'alerte sur les mutations sectorielles et territoriales ;
  • Soutien régional aux pôles de compétitivité ;
  • Etendre à tous les secteurs d'activité le soutien aux stratégies collectives sectorielles et intersectorielles (qui existent déjà pour l'artisanat et l'agriculture) ;
  • Etendre les Démarches collectives territorialisées (DCT, ex-ORAC) en faveur du commerce, de l’artisanat et des services aux territoires concernés par la politique de la ville ;
  • Ajouter un volet "Transmission-reprise" au plan régional à la création d'entreprise, qui comprendra 4 types de mesures : conseil, financement, ressources humaines, mise en relation des repreneurs et des cédants ;
  • Poursuite et extension du Plan régional de management environnemental (PRME), en partenariat avec l'Ademe et dans le cadre du CPER ;
  • Plan régional pour la filière forêt-bois ;
  • Démarche de pôle d’excellence sur la filière eau, environnement, énergie.
LorraineJuin 2006A l'occasion de l'adoption de son SRDE, la Lorraine a lancé trois nouveaux programmes d'aides en faveur des PME :
  • Un Plan régional en faveur du développement international des PME ;
  • Un Plan régional en faveur de la transmission-reprise d’entreprise, ce dernier visant à soutenir "la transmission de 1 500 entreprises par an" d'ici 2009, et "le maintien de 6 000 à 7 000 emplois par an" ;
  • Un Plan régional en faveur de l'innovation.
La révision de la politique régionale de l'innovation amènera la Région à proposer notamment des Bourses Régionales de Recherche "pour encourager le recrutement de personnels en charge de la R&D par les PME", à accompagner les projets de transferts de technologie avec Oséo et à créer un Fonds régional d'innovation pour la Lorraine (FRIL) doté de 6 M€ en 2006, qui attribuera des aides individuelles aux projets innovants des entreprises.
MartiniqueJanvier 2007Le SRDE de la Région Martinique a été baptisé "Schéma martiniquais de développement économique" (SMDE).
Le Conseil régional a identifié 4 enjeux majeurs :
  • "L'homme au coeur du développement" : économie sociale et solidaire, formation, éducation et identité culturelle ;
  • "Vers un développement durable et équilibré du territoire" : environnement, développement durable, bassins d'emploi, attractivité du territoire, gestion des risques" ;
  • "Pour une Martinique plus compétitive" : développement commercial et maritime, recherche et innovation, financement des entreprises, économie traditionnelle, économie de l'immatériel ; 
  • "Vers une gouvernance performante" : concertation et anticipation entre acteurs.
Midi-Pyrénées28 et 29 juin 2006La Région Midi-Pyrénées a approuvé en même temps quatre schémas régionaux de développement, y compris le SRDE relatif à la compétence économique. Celui-ci se décline autour de quatre axes :
  • "Favoriser la croissance durable du territoire : rendre les territoires ruraux et les villes moyennes plus attractifs" ;
  • "Appuyer la croissance de l'appareil productif régional : rendre l'appareil productif plus performant et valoriser toutes les formes d'économies riches en emplois qualifiés et durables" ;
  • "Penser et agir international : positionner les atouts et les compétences régionales dans la croissance mondiale" ;
  • "Fédérer, associer, impulser : développer la performance du système d'acteurs régional".
Les attentes évoquées en matière de lisibilité, de simplification et de positionnement des systèmes d’aides aux entreprises ont été érigés en "principes d’action" dans le SRDE de la Région Midi-Pyrénées :
  • "Clarifier les interventions économiques des différentes collectivités" (Région, Départements, agglomérations et pays) ;
  • "Harmoniser les dispositifs d’aides publiques" ;
  • "Adapter les outils financiers existants pour accompagner les TPE/PME sur l’ensemble du territoire régional" ;
  • "Simplifier les modalités d’intervention des financeurs publics, privilégier le dossier unique et la subsidiarité des financements" ;
  • "Passer d’une logique de guichet à une logique de projet tant pour les entreprises que pour les branches ou les filières professionnelles".
Nord-Pas de Calais24 novembre 20058 priorités ont été désignées par le Conseil régional :
  • "Accompagner la création et la transmission d’activités" ; 
  • "Structurer le territoire régional autour de pôles d’excellence économique" ;
  • "Placer l’innovation, la recherche fondamentale et sa valorisation au coeur des priorités pour accélérer la mutation de l’économie régionale" ;
  • "Aider l’anticipation, clé de la réussite économique" ;
  • "Repenser l’action économique du Nord-Pas de Calais à l’international" ;
  • "Mobiliser et coordonner les outils financiers au service du développement économique régional" ;
  • "Faire du Nord-Pas de Calais une région hautement avancée dans les TIC" ;
  • "Promouvoir une Région solidaire et attentive à l’équilibre entre les territoires".
Les actions du SRDE en matière économique sont notamment les suivantes :
  • Effort porté sur la transmission-reprise ;
  • Soutien à l'artisanat, "qui doit faire l'objet d'un soin particulier" ;
  • Développement d'une politique de soutien aux services de proximité ;
  • "Structuration du territoire régional autour de pôles d'excellence économiques régionaux" ;
  • Soutien aux pôles de compétitivité nationaux ;
  • Pérennisation du Programme régional de développement de l'économie sociale et solidaire ;
  • Accroissement du potentiel de recherche public et privé ;
  • Optimisation des partenariats de recherche public-privé ;
  • Développement et accompagnement de l'innovation et du transfert de technologie dans les entreprises ;
  • Appui à l'internationalisation des entreprises régionales ;
  • Etc.

Le Conseil régional a également modifié sa méthode d'attribution des soutiens financiers aux entreprises :
  • Débat avec l’entreprise qui sollicite l’aide de la qualité du projet industriel, de la qualité des investissements, de la qualité des contrats de travail et du dialogue social, du respect de l’environnement ;
  • Versement progressif de l’aide en fonction du déroulement des recrutements et des investissements ;
  • Surveillance de la pérennité des emplois créés ;
  • La commission extra régionale de suivi des aides, mise en place par le Conseil Régional, permettra de partager, avec les partenaires sociaux, un bilan a posteriori de l’utilisation des aides directes aux entreprises ;
  • Attention particulière portée aux financements des collectivités locales et intercommunalités pour soutenir lesprojets.
Pays de la Loire23 janvier 2006 Après avoir réalisé dès 2004 un audit de l'efficacité de son action économique et de ses dispositifs d'aide aux entreprises, la Région Pays de la Loire s'est dotée d'un SRDE dans le but affirmé de devenir "chef de file de l'action économique sur son territoire". Comme d'autres régions, les Pays de la Loire encourageront la politique de filières, afin de "consolider [leur] base industrielle" et de "soutenir le développement durable des territoires". Fruit de l'analyse des 6 grandes familles d'activité économique de la région, le SRDE s'est décliné en 8 orientations majeures :
  • la dynamique de filières,
  • la défense des équilibres économiques,
  • l'ouverture internationale,
  • le marketing territorial,
  • l'innovation,
  • la création-reprise et l'adaptation des TPE, 
  • l'économie sociale et solidaire,
  • la fonction de coordination du Conseil régional.
La Région a profité de la préparation du SRDE pour remettre à plat l'ensemble de son système d'aides aux entreprises, souhaitant faire en sorte qu'elles "répondent à des objectifs précis, soient complémentaires et bien articulées, lisibles et compréhensibles par les entreprises". Quatre "fiches-actions" ont été élaborées :
  • Action n° 1, "Soutien des stratégies de développement" : appui aux actions collectives, appui aux dynamiques de filières, mobilisation de dispositifs d’appui au développement des PME-PMI (dispositif CAP Entreprise) ;
  • Action n° 2, "Développer l'internationalisation et l'accès aux marchés" : promotion à l’international du territoire régional, valorisation des filières prioritaires (pôles de compétitivité), incitation au recours à un volontaire international en entreprise (dispositif "VIE Pays de la Loire"), conseil et recrutement export (dispositif "CAP international") ;
  • Action n° 3, "Promouvoir l'innovation" : mise en place d'une charte régionale de l’innovation et du transfert de technologie, création d'un fonds régional de l'innovation avec Oséo, appel à projets de consortium R&D, sensibilisation et incitation à la propriété intellectuelle avec l'INPI ;
  • Action n° 4 : "Appuyer la création d'entreprises industrielles et les jeunes entreprises innovantes" : déclinaison régionale du concours national à la création d’entreprises innovantes, animation du réseau des technopoles, appui financier à la création d’entreprises industrielles.
Picardie2 juin 2006La Région a engagé une vaste réforme de sa politique d'aides aux entreprises :
  • "Mettre en place un contrat d'engagements mutuel" ;
  • "Initier un nouveau dispositif de financement global intégrant toutes les dimensions des projets des entreprises (emploi, formation…)" ;
  • "Accompagner les TPE (voire les PME) dans l’élaboration de leur stratégie à moyen terme" ;
  • "S’engager à avoir une approche globale (systémique) et pluriannuelle des enjeux de l’entreprise" ;
  • "Inciter l’intégration systématique de la dimension de développement durable dans ses projets de l’entreprise en promouvant la responsabilité sociale de l’entreprise" ;
  • "Mettre en place un dossier unique et simplifié de demande d’aide", étendu "in fine à l’ensemble des collectivités publiques en région afin de permettre une simplification et une meilleure lisibilité des dispositifs de soutien aux entreprises (services de l’État, départements, EPCI et acteurs deterrain)".
  • Mise en place de "4 fonds au service du développement économique" :
    1. "fonds d’intervention relatif au développement des projets individuels des entreprises, privilégiant l’innovation sous toutes ses formes" ;
    2. "fonds d’intervention relatif aux approches sectorielles, répondant aux besoins en matière d’action collective, qu’ils émanent de groupements d’entreprises formalisés ou non, des filières ou encore de partenariats avec les centres de transfert" ;
    3. "fonds d’intervention relatif à l’attractivité des territoires", "principal outil financier de la contractualisation avec les territoires" ;
    4. "fonds d’intervention relatif aux entreprises en difficultés".
Poitou-Charentes27 juin 2005Les axes du développement économique régional sont au nombre de 4 dans le SRDE de la Région Poitou-Charentes :
  • "Promouvoir le respect dans l'économie" : démocratie participative, dialogue social, excellence environnementale, valorisation des services à la personne ;
  • "Promouvoir un développement économique équilibré" : stimulation de la création, accélération du développement d'entreprise, facilitation de la transmission-reprise, stimulation de l'artisanat, du commerce et des services à la personne, structuration des réseaux d'entreprises, soutien de l'économie sociale et solidaire ;
  • "Développer l'attractivité du territoire" : développement des filières et des pôles de compétitivité ;
  • "Prévenir les risques d'atteinte à tout ou partie de la région" : veille économique, accompagnement des restructurations industrielles, anticipation des difficultés économiques.
Le SRDE favorise "l'approche globale et multidimensionnelle des projets des entreprises, en prenant en considération "l'ensemble des aspects des projets : stratégie, ressources humaines, investissement, recherche et développement, marketing, export, environnement...", le but poursuivi étant "d'amener l'entreprise à être mieux responsable des incidences des projets qu'elle réalise, sur sa propre organisation, son développement et son emploi".
La politique opérationnelle des aides aux entreprises tient désormais en 3 points :
  • Une boîte à outils simplifiée d'aides aux entreprises : Fonds régional de l'innovation, Convention régionale de développement de l'emploi (CoRDeE) et Bourses tremplin pour l'emploi ;
  • Une animation de terrain assurée par les intercommunalités et les organismes consulaires ;
  • Le suivi de la politique d'aides par une Conférence permanente du développement économique "qui se réunit au moins une fois par an", et est chargée de suivre et d'évaluer la politique régionale.
Provence-Alpes-Côte d'Azur12 juin 2006Trois priorités sont définies dans le SRDE de la Région PACA :
  • "Renforcer les entreprises pour développer l'emploi",
  • "Promouvoir une attractivité économique durable",
  • "Soutenir les démarches participatives et renforcer les partenariats".
Ces priorités se déclinent en 7 axes :
  • "Vers une économie de réseaux" : pôles régionaux d'innovation et de développement économique solidaire (PRIDES), leviers de la performance des entreprises (innovation, TIC, export, formation, développement durable), programmes d'actions par filières ;
  • "Veille économique et accompagnement des mutations" : anticipation des mutations économiques, accompagnement des restructurations d'entreprises et de la reconversion des sites, prévention des difficultés ;
  • "Création et reprise d'entreprise" : amélioration du parcours du créateur par le management territorial, mise en place d’un dispositif spécifique lié à la reprise, soutien à la création d’activités innovantes ;
  • "Rayonnement international" : coordonner les activités de promotion économique de portée internationale, développer l’accueil et l’implantation des entreprises étrangères, conforter la politique régionale de la recherche et de l’innovation ;
  • "Stratégie foncière pour un développement durable" : renouvellement de l'offre économique foncière, qualité globale des zones d’activités économiques... ;
  • "Grands équipements et réseaux structurant le développement économique" : réseaux numériques, transport et logistique multi-modaux... ;
  • "Démarche participative, partenariat institutionnel et animation économique régionale" : conférence régionale des acteurs de la vie économique et sociale et évaluation de la stratégie régionale.
Réunion23 novembre 2006La Région Réunion a confié l'élaboration de son SRDE à une société d'économie mixte, SR 21. Le SRDE est l'un des volets du "Programme régional de développement durable" (PR2D) développé par SR 21.
Les principes du PR2D s'axent essentiellement sur l'internationalisation de l'île, l'exportation des entreprises, le développement des infrastructures portuaires et aéroportuaires, la formation et l'éducation, la structuration de l'économie sociale et solidaire, la prise en compte de la notion de performance environnementale, la définition de domaines d'activités stratégiques (DAS), le soutien des secteurs traditionnels (commerce, artisanat) et de l'innovation.
La Région Réunion mettra en place un nouveau cadre politique de soutien aux entreprises :
  • Renforcement des dotations, toujours adossées à des outils nationaux ;
  • Prise de décision au niveau régional, mais également prise en charge partielle des coûts d’instruction des dossiers, dans le cadre d’un partenariat entre les organismes financiers et une structure régionale d’appui au développement ;
  • Mobilisation de nouveaux partenariats financiers : groupes industriels, partenariats dans l’océan Indien, épargne populaire ;
  • Articulation avec des leviers fiscaux sélectifs, avec revendication d'un soutien plus important de l’État.
Rhône-Alpes9 novembre 2005Une stratégie précise a été développé dans le SRDE de Rhône-Alpes :
  • "Développement d'une économie cohérente et solidaire" comme première ambition ;
  • "Développement et maintien des activités créatrices d'emploi de qualité et de richesses" : programme régional de développement de la compétitivité des entreprises, Partenariat Economie Recherche Innovation Compétitivité (PERIC)  pour le soutien des clusters et des pôles de compétitivité, Fonds régional d'intervention pour l'emploi ;
  • "Mettre la gestion des emplois et des compétences au coeur du développement" par des actions collectives : gestion de l'emploi et de la formation, accompagnement stratégique des dirigeants de petites entreprises ;
  • "Concentrer et optimiser les efforts de formation" dans les entreprises (gestion des compétences), y compris dans le cadre de la création et de la transmission ;
  • "Développer l'esprit d'entreprise", via des actions de communication ;
  • "Encourager à entreprendre pour renouveler le tissu économique et créer des emplois" : concours de création d'entreprises pour les étudiants et lycéens, plan régional de transmission d'entreprise, accompagnement des créateurs et incubation de jeunes entreprises innovantes, "dédramatisation de la prise de risque" auprès des publics réticents (chômeurs, jeunes...), encouragement de la reprise d'entreprise par les salariés, développement de l'économie sociale et solidaire, appui à l'essaimage de salariés-créateurs ;
  • "Construire un système d'anticipation des mutations économiques" ;
  • "Développer le jeu collectif et la force des réseaux dans une dynamique régionale", en particulier par l'appui des pôles de compétitivité ;
  • "Développer l'attractivité des territoires et consolider les territoires les plus fragiles grâce aux TIC" ;
  • "Permettre aux territoires les plus fragiles d'accueillir des projets contribuant au rayonnement régional" ;
  • "Faciliter l'acquisition d'une vision stratégique par les dirigeants" de petites entreprises ;
  • "Optimiser l'effort de recherche" et "concentrer les efforts sur l'innovation" ;
  • "Développer la culture de la création et de la créativité" (innovation, design, propriété industrielle...) ;
  • "Développer l'appropriation des TIC par les entreprises" ;
  • "Soutenir le développement à l'international" : accompagnement collectif des démarches export, Bourse régionale d'expériences internationales, recours à des stagiaires étrangers, simplification de l'export pour les primo-exportateurs, renforcer l'accès aux marchés "sophistiqués" pour les entreprises expérimentées, faciliter les alliances internationales ; 
  • "S'imposer comme une région de référence en termes de développement durable et d'environnement".
Le SRDE de Rhône-Alpes a souhaité élaborer une stratégie précise des relations entre les entreprises et le Conseil régional :
  • Impulsion de démarches groupées (actions collectives), thématiques, sectorielles ou de type "grappe", qui "toucheront le plus grand nombre d'entreprises" ;
  • Les aides individuelles représenteront "une part très minoritaires" des aides économiques ; "Elles ne présentent un intérêt qu'en cas de saut stratégique important ou de difficulté d'accès aux financements privés" ;
  • Aides qui prendront "des formes diverses" : immobilier d'entreprise, prise de participation en capital (uniquement via une société de participation spécialisée), subvention (réservée à des dispositifs "très ciblés, telle que l'aide à la création d'entreprise pour les publics en difficulté), avance remboursable ;
  • Les aides individuelles "devront s'inscrire dans les critères du développement durable" ;
  • Les entreprises devront être en règle avec la réglementation environnementale ;
  • Les entreprises devront s'engager à ne pas verser de dividendes ;
  • La Région conduira une évaluation de l'impact de ses autres postes de dépenses (ex. : lycées, transport ferroviaire) sur le développement économique.



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Observatoire des aides aux entreprises et du développement économique
http://www.aides-entreprises.fr

Mise à jour : 15 octobre 2009

 
 

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