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Epareca


Missions de l'Epareca

Modalités d'intervention
       Déroulé d'une opération gérée par l'Epareca
       Les prérogatives de puissance publique
       Financement des opérations

Evolution des missions de l'Epareca
       2009 : contrat d'objectifs et de moyens pour la période 2009-2011
       2007 : convention avec l'Anru favoriser le commerce dans les projets de rénovation urbaine
       2005 : contrat d'objectifs et de moyens pour la période 2006-2008
       2002-2004 : évaluation de la dotation et de l'action de l'Epareca




Missions de l'Epareca


L'Établissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca) a été créé par la loi du 14 novembre 1996 relative à la mise en oeuvre du pacte de relance pour la ville, face au constat de l'importance des centres commerciaux dans la revitalisation des quartiers en difficulté.

Organisé par le décret n° 97-130 du 12 février 1997, l'Epareca a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial et a pour vocation de restructurer les pôles commerciaux situés sur les territoires de la géographie prioritaire de la Politique de la Ville :
En lien avec la politique de la ville, l'Epareca apporte "un complément indispensable aux actions menées dans les domaines de l’urbanisme et du logement, en tentant d’effacer les déséquilibres qui, en matière d’offre économique, frappent des zones désertées".

Le conseil d'administration de l'Epareca est constitué de représentants de différents ministères (urbanisme, intérieur, économie, aménagement, ville, commerce et artisanat, budget), de collectivités locales, d'un député et d'un sénateur, de deux maires, de représentants des professions artisanales et commerciales, d'un représentant du secteur associatif.




Modalités d'intervention


Déroulé d'une opération gérée par l'Epareca
Les communes ou les communautés de communes saisissent l'Epareca en vue de monter un projet de restructuration de pôle commercial. Si l'opération est éligible, l'Epareca informera le préfet de département et les chambres consulaires, puis déclenchera une mise à l'étude de l'opération. L'éligibilité d'une opération de restructuration est assujettie à plusieurs critères :
  • elle doit se situer dans un des territoires de la géographie prioritaire de la politique de la Ville ;
  • l’opération doit s’insérer dans le cadre d’un projet global de restructuration du quartier (projet urbain à concevoir, en cours ou réalisé) ;
  • une large concertation doit être menée auprès de la population et des partenaires (commerçants, associations, chambres consulaires...) ;
  • une implication financière et un engagement fort sont attendus de la part de la collectivité ;
  • la restructuration du pôle commercial doit répondre à un véritable besoin de la population ;
  • la restructuration doit être commercialement viable à terme afin d'éviter l'apport permanent de fonds publics.

L'Epareca réalise un diagnostic global, conçoit le projet, se charge du montage juridique et financier, puis réalise l'opération de restructuration. La gestion du pôle commercial ainsi restructuré est assurée de manière unique et confiée à un prestataire spécialisé, en liaison avec l'association de commerçants.

Les prérogatives de puissance publique
L'Epareca dispose par ailleurs de "prérogatives de puissance publique", qui facilitent l'aboutissement des projets :
  • Les procédures d'autorisation commerciale des projets commerciaux dont il assure la maîtrise d'ouvrage sont soumises à la Commission nationale d'équipement commercial, et non à la commission départementale comme c'est le droit commun pour les projets de magasin d'une surface de vente supérieure à 300 m² ;
  • La majorité requise par l'assemblée générale des copropriétaires dans le cadre d'aliénations de parties communes et de travaux à effectuer sur celles-ci est abaissée à "la double majorité", c'est-à-dire "à la majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix" ;
  • L'Epareca peut procéder à des expropriations pour mener à bien les projets commerciaux dont il est maître d'ouvrage.

Financement des opérations

Les opérations sont en général financées à 50 % sur les fonds propres de l'Epareca et à 50 % par emprunt. Des partenariats financiers peuvent être constitués avec la Caisse des dépôts, notamment dans le cadre de ses "prêts renouvellement urbain", ou avec d'autres investisseurs. Des sociétés, SARL (Sociétés à responsabilités limitées), SAS (Sociétés par actions simplifiées), SCI (Sociétés civiles immobilière) sont alors constituées pour rassembler les partenaires.

Le projet peut aussi bénéficier de subventions de la DIV (Délégation interministérielle à la ville), de collectivités locales, etc.

Les crédits du Fonds d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce (FISAC) ne peuvent être mobilisés pour les opérations immobilières financées par l'Epareca, mais peuvent par exemple être obtenus par la collectivité pour la gestion ou l'animation commerciale.




Evolution des missions de l'Epareca

2009 : contrat d'objectifs et de moyens pour la période 2009-2011
Le contrat d'objectifs et de moyens (COM) de l'Etablissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca) a été signé le 10 décembre 2009 par le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation, et le président de l'Epareca.
Sur la période 2009-2011, l'établissement public s'engage dans le cadre de ce nouveau COM à intensifier la rénovation économique et sociale des quartiers en difficulté. Le contrat prévoit ainsi la mise en production de 30 opérations dans les 3 ans, soit une augmentation de 66 % par rapport à la période 2006-2008, avec un besoin financier estimé à 10,5 M€ par an. Il annonce également le retour au droit commun, après un temps de portage des centres commerciaux rénovés de 3 ans et demi en moyenne après la mise en exploitation. En matière de développement durable, le COM définit enfin des actions à développer afin de diminuer l'impact environnemental des espaces commerciaux depuis la phase de conception et jusqu'à leur réalisation.

2007 : convention avec l'Anru pour favoriser le commerce dans les projets de rénovation urbaine
Afin de renforcer le volet économique des projets de rénovation urbaine, l'Epareca a signé en 2006 avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et la Caisse des Dépôts une convention de partenariat pour faire converger les efforts et moyens en la matière. Grâce à cette convention, entrée en vigueur le 1er janvier 2007, l'Epareca est désormais susceptible de réaliser des diagnostics, d'émettre un avis et de réaliser des préconisations sur le volet "commerces et artisanat" des projets de rénovation urbaine. L'objectif est de permettre aux villes de bénéficier de structures commerciales adaptées.

2005 : contrat d'objectifs et de moyens pour la période 2006-2008
Le 23 novembre 2005, suite à la mise en place de nouvelles mesures en faveur des banlieues impulsées par le Premier ministre, l'Epareca a signé un nouveau contrat d'objectifs et de moyens pour la période 2006-2008 avec le ministère chargé des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales. L'établissement a ainsi reçu 16 M€ pour poursuivre son action en faveur de la redynamisation des activités commerciales en zones urbaines sensibles, et voit son rôle d'instrument de la politique de la ville conforté par l'État, qui a validé ses méthodes d'intervention.
Grâce à ce contrat d'objectifs et de moyens, l'Epareca se voit en outre confier "la capacité d’amplifier le nombre et le rythme de ses interventions dans les années à venir". Fin 2005, l'Epareca gérait en totalité ou partiellement 17 sites en France, chiffre à comparer aux 400 encore en attente qui avaient été répertoriés par le rapport de la mission de contrôle du Sénat en 2002.

2002-2004 : évaluation de la dotation et de l'action de l'Epareca
L'Epareca a été doté à l'origine de 19,8 M€, par prélèvement sur le produit de la Taxe d'Aide au Commerce et à l'Artisanat (TACA). En 2003, la dotation initiale de cet Epic se trouvant en voie d'épuisement, l'établissement public a bénéficié d'une dotation spéciale de 3 M€ en 2003.
En 2002, le rapport d'une mission de contrôle de l'Epareca déposé au Sénat a tiré un bilan de ses cinq premières années d'activité (rapport n° 377/2001-2002). Ce rapport pointe les insuffisances de l'établissement : seulement 6 opérations ont abouti au 1er semestre 2002 sur 152 demandes déposées, alors que, selon les rapporteurs du Sénat, "400 centres commerciaux de banlieue [attendaient] leur restructuration". Afin de sauver ces commerces de banlieue et de rendre l'Epareca "plus efficace", ils ont préconisé une "simplification drastique" des lourdeurs administratives, la priorisation des questions liées à la sécurité et à la délinquance, ainsi que la mise en place d'Epareca régionaux.
Par ailleurs, les sénateurs ont pointé le délai "exorbitant" de traitement des demandes d'intervention de l'Epareca, en raison de ses moyens d'action "insuffisants". En 2002, certaines demandes en instance "ne [pouvaient] être abordées avant plusieurs mois, voire un an ou deux", alors que "les dossiers présentés montrent fréquemment une situation d’urgence qui ne peut attendre de tels délais pour être résolue".
En 2004, l'Epareca a lancé une réflexion destinée à lui permettre de se doter d'un contrat d'objectifs et de moyens. Cette réflexion l'a mené également à clarifier son champ d'intervention et à évaluer les effets qu'auront sur son fonctionnement la loi de décentralisation et la création de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru).




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Mise à jour : 21 décembre 2009

 
 

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