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Aides d'Etat - Règlement de minimis


Présentation du règlement d'exemption par catégorie de minimis
Plafond du règlement d'exemption par catégorie de minimis
Régime temporaire français relevant le plafond d'aide à 500 000 € par entreprise jusqu'au 31 décembre 2010
Réforme du règlement d'exemption par catégorie de minimis en 2006
Notion d'aides de minimis transparentes
Secteurs d'activités exclus de la règle de minimis



Présentation du règlement d'exemption par catégorie de minimis

Pour la Commission européenne, les aides relevant du règlement d'exemption par catégorie de minimis (terme latin signifiant "d'importance minimale") sont des aides accordées par un État membre à une entreprise "dont les montants sont à considérer comme étant d'importance mineure". Les aides d'État qui entrent dans le champ de ce règlement sont donc réputées ne pas avoir d'influence sur le jeu concurrentiel, et n'ont donc pas d'importance au regard du droit concurrentiel européen. En conséquence, elles sont exemptées de l'application des règles de concurrence définies par le Traité européen ; autrement dit, elles n'ont pas à être contrôlées par la DG Concurrence pour être réputées valides. La mise en place de cette règle, introduite dans une communication de la Commission en 1996 et adoptée pour la première fois dans le règlement CE n° 69/2001, a permis d'alléger de façon radicale le travail de la Commission européenne, qui n'a plus à contrôler les aides publiques de faible montant et peut ainsi se concentrer sur le contrôle d'aides à teneur exceptionnelle mises en place par les États membres.

Consulter le dossier consacré à la réglementation européenne en matière d'aides d'État dans la Bibliothèque électronique.
Consulter le dossier consacré à la notification des aides d'État à la Commission européenne qui ne relèvent pas du règlement de minimis dans la Bibliothèque électronique.
Télécharger le règlement n° 1998/2006 du 15 décembre 2006 remplaçant le règlement n° 69/2001 du 12 janvier 2001 relatif au règlement des aides de minimis sur le site Eur-Lex.


Plafond du règlement d'exemption par catégorie de minimis

Depuis le 1er janvier 2007, le plafond de la règle de minimis est établi à 200 000 € d'aides publiques accordées pour une même entreprise sur une période de 3 exercices fiscaux consécutifs. Au-delà de ce montant, le cas de l'entreprise devra être déclaré et sera contrôlé par la DG Concurrence, la Commission européenne pouvant considérer ou non que l'aide respecte les règles de la concurrence. Afin d'éviter autant que possible de multiplier les déclarations à la Commission, les États membres, mais aussi leurs collectivités territoriales qui proposent des aides - en France, les régions, les départements, les intercommunalités, etc. - s'interdisent d'accorder aux entreprises des aides financières d'un montant supérieur à la règle de minimis. C'est pourquoi ce règlement est régulièrement mentionné dans les plafonds de montants des dispositifs d'aides référencés dans le Répertoire des aides.


Régime temporaire français relevant le plafond d'aide à 500 000 € par entreprise jusqu'au 31 décembre 2010

Dans une décision du 19 janvier 2009 (N 7/2009), la Commission européenne a autorisé un régime temporaire français permettant d’accorder des aides aux entreprises d’un montant maximal de 500 000 €. L'Etat et les collectivités territoriales pouvaient accorder jusqu'à fin 2010 des aides allant jusqu'à 500 000 € aux entreprises qui n’étaient pas en difficulté au 1er juillet 2008, ou qui n’étaient pas en difficulté à cette date mais le sont devenues depuis en raison de la crise économique. Cette confirmation s'inscrit dans le cadre de l'encadrement temporaire des aides d'Etat adopté par la Commission le 17 décembre 2008, qui autorise les Etats membres à assouplir et élargir largement les conditions des régimes d'aides de façon exceptionnelle jusqu'à la fin de l'année 2010.

Lire le communiqué de presse du 19 janvier 2009 (IP/09/72) relatif au relèvement exceptionnel du plafond d'aide à 500 000 € par entreprise pour la France.
Télécharger la décision de la Commission européenne N 7/2009 autorisant la France à adopter un régime temporaire relatif aux aides compatibles d’un montant limité.


Réforme du règlement d'exemption par catégorie de minimis en 2006

Le précédent règlement d'exemption par catégorie de minimis (100 000 € sur 3 exercices consécutifs) est arrivé à expiration le 31 décembre 2006. Après une première proposition de la Commission présentée le 9 mars 2006, qui envisageait de relever le plafond de la règle de minimis à 150 000 € sur 3 années. La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, avait exprimé le 10 juin 2006 son souhait de réformer le règlement des aides de minimis afin de porter son plafond à 200 000 € sur 3 années. Ce relèvement souhaitait "tenir compte de l'inflation et de la croissance du PIB européen", et "laisser aux États membres davantage de souplesse pour mieux cibler les aides, notamment en faveur des PME", selon Neelie Kroes.
Cependant, la Commission ne souhaitait pas que ce relèvement du plafond soit considéré comme "une incitation à l'octroi de davantage d'aides publiques au secteur privé", dans la mesure où la DG Concurrence a pour principal objectif de rendre ces aides "moins nombreuses et plus ciblées". Aussi, le règlement d'exemption de minimis ne s'appliquera pas "aux aides au sauvetage d'entreprises en difficulté ou en cours de restructuration", qui devront toutes être notifiées à Bruxelles. En revanche, et pour la première fois, le secteur des transports bénéficiera également de la règle de minimis, mais "adaptée", c'est-à-dire dans la limite de 100 000 € sur 3 exercices. Enfin, certaines aides au secteur de l'industrie agro-alimentaire ne feront plus l'objet de notification auprès de la Commission.

Télécharger la proposition de la Commission pour un nouveau règlement par catégorie de minimis modifié au 10 juin 2006 et la proposition du 9 mars 2006 sur le site de la DG Concurrence.
Consulter une foire aux questions sur la réforme des aides de minimis, 9 mars 2006, sur le portail de l'Union européenne.


Notion d'aides de minimis transparentes

Afin de prévenir les abus, le nouveau règlement d'exemption par catégorie de minimis s'applique uniquement aux aides de minimis dites "transparentes", c'est-à-dire les aides pour lesquelles il est possible de déterminer préalablement et précisément le montant précis et "sans qu'il soit nécessaire d'effectuer une analyse du risque".
Sont considérées comme des aides transparentes par le nouveau régime :
  • "les aides consistant en des prêts, dès lors que leur montant est calculé sur la base des taux d'intérêts du marché en vigueur au moment de l'octroi de l'aide" ;
  • "les aides consistant en des apports de capitaux, si le montant total de l'apport en capitaux publics est inférieur au plafond de minimis" ;
  • "les aides consistant en des mesures de capital-investissement, si, dans le cadre du règlement de capital-investissement concerné, l'apport de capitaux à chaque entreprise bénéficiaire ne dépasse pas le plafond de minimis" ;
  • "les aides consistant en des garanties de prêts, lorsque la partie garantie du prêt n'excède pas 1,5 M€ (ou 750 000 € pour le secteur du transport routier). Les États membres peuvent toutefois accorder des garanties de prêts sur des montants supérieurs à 1,5 M€ en prouvant, selon une méthode acceptée par la Commission, que l'élément d'aide contenu dans la garantie n'excède pas 200 000 €".

Secteurs d'activités exclus du règlement de minimis

La nouvelle règle de minimis s'applique aux aides octroyées aux entreprises de toutes finalités et de tous les secteurs d'activités, à l'exception des finalités d'aides et des secteurs suivants :
  • pêche et aquaculture, 
  • production primaire de produits agricoles, 
  • aides liées à l'exportation, 
  • aides soumises à la préférence de produits nationaux,
  • secteur houiller,
  • aides à l'acquisition de véhicules de transport routier,
  • aides aux entreprises en difficulté.
On notera par ailleurs que le secteur des transports et celui de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles font l'objet de conditions et de restrictions particulières.



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Mise à jour : 17 septembre 2009

 
 

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