![]() |
||
![]() |
![]() |
Lettre spéciale Loi de finances 2006 Janvier 2006 |
| |
|
|
Madame, Monsieur,
Suite au vote fin décembre de la loi de finances 2006 et de la loi de
finances rectificative pour 2005, l'Institut Supérieur des Métiers,
dans le cadre de son Observatoire des aides aux petites entreprises, a réalisé un
panorama des principales mesures introduites par ces deux lois, en s'attachant à analyser
celles qui concernent plus particulièrement les TPE-PME.
Artisanat, commerce et métiers d'art
Reprise, transmission et entrepreneuriat
Innovation
Export
Investissements matériels
Politique de la ville (ZFU)
Dispositions fiscales générales
Dispositions diverses
Nous espérons que ce numéro spécial vous apportera un éclairage
instructif sur ces deux lois de finances. Vous recevrez très bientôt
la lettre n° 22 de l'Observatoire des aides, à paraître vers
le 15 janvier.
L'équipe de l'Observatoire des aides aux petites entreprises vous
souhaite ses meilleurs voeux pour l'année 2006.
| |
|
Consulter le texte de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances
pour 2006 sur le site de Légifrance.
| Article |
Titre |
Descriptif de la mesure |
Date d'application |
Commentaires |
| Article 21 |
Réforme de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA) |
Modification du barème de l'IFA : le seuil d'exonération
est porté de 150 000 à 200 000 € de chiffre d'affaires
TTC majoré des produits financiers. L'IFA prendra désormais la forme d'une charge déductible du bénéfice imposable. |
A partir du 1er janvier 2006 |
Ce relèvement de seuil devrait permettre "à 75
000 entreprises de ne plus acquitter l'IFA" en 2006. L'art. 4 de la loi pour la confiance et la modernisation de l'économie du 27 juillet 2005 avait déjà relevé le seuil de l'IFA de 76 000 à 150 000 €. Selon le rapporteur de la mesure, cette réforme aura pour principal mérite de "mettre fin à un système où l'IFA constituait une charge définitive pour les entreprises en difficulté". |
| Article 22 : Renforcement du caractère incitatif du crédit
impôt recherche (CIR) |
Modification de la base de calcul du CIR |
La part "en volume"annuel passe de 5 à 10 % des
dépenses annuelles de R&D tandis que la part "en accroissement" (calculée
sur 3 ans) passe de 45 à 40 %. Relèvement du plafonnement de 8 à 10 M€ par an. |
A partir du 1er janvier 2006 |
|
| Incitation à l'embauche de jeunes docteurs |
Leurs dépenses de rémunération et
leurs dépenses de fonctionnement sont prise en compte à hauteur
de 200 %, contre 100 % auparavant. En contrepartie, il devra s'agir
du premier recrutement d'un jeune diplômé. |
A partir du 1er janvier 2005 |
Le taux de prise en compte des frais de fonctionnement
liés au salaire avait déjà été relevé de
75 à 100 % en 1999. |
|
| Dépenses de recherche externalisées |
Le plafond des dépenses de recherche sous-traitées
pris en compte par le CIR passe de 2 à 10 M€ pour les sous-traitants
indépendants. |
A partir du 1er janvier 2006 |
||
| Frais de défense des brevets |
Le plafond des dépenses liées aux brevets
pris en compte par le CIR passe de 60 000 à 120 000 €. |
A partir du 1er janvier 2006 | ||
| Remboursement de la créance des entreprises nouvelles |
Si le montant du CIR est supérieur au montant
de l'impôt dû par la société, elle obtient
une créance de l'Etat qui lui sera remboursée ultérieurement.
Les entreprises nouvelles sont désormais remboursées immédiatement
et ce jusqu'à 4 ans après leur création (contre
2 actuellement). |
A partir du 1er janvier 2006 |
Ce prolongement se justifie pour le rapporteur "par le
constat que les jeunes entreprises peuvent être déficitaires
au-delà de 3 ans". |
|
| Article 58 |
Financement de l'Ademe |
Le produit de la taxe intérieur sur les consommations
de gaz naturel, due par les entreprises de transport et de distribution,
est affectée au financement de l'Agence de l'environnement et
de la maîtrise de l'énergie (Ademe). |
A partir du 1er janvier 2006 |
Cette mesure a pour objet de "mettre fin aux solutions
ponctuelles trouvées en 2004 et 2005" pour le financement de
l'Ademe, assuré auparavant par des taxes fiscales et parafiscales. Elle permet également de relever la dotation annuelle de l'agence, qui passe de 130 à 170 M€. L'Ademe souffre toujours toutefois d'un déficit cumulé de crédits de paiement (75 M€ fin 2005), ce qui devrait la conduire à définir des niveaux de priorité de paiement en 2006. |
| Article 76 |
Suppression de l'abattement de 20 % bénéficiant
aux entreprises adhérentes d'un centre de gestion ou d'une association
agréée |
Les adhérents des centres de gestion et associations
agréés ne bénéficient plus de l'abattement
de 20 % sur leurs bénéfices déclarés. En contrepartie, les entreprises non adhérentes voient leurs bénéfices industriels et commerciaux et leurs bénéfices non commerciaux multipliés par 1,25 pour le calcul de l'impôt. Les sociétés membres d'un groupement adhérent et les sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés ne sont pas concernées par cette majoration de 25 %. |
A compter de l'exercice 2006 |
La majoration de 25 % des revenus déclarés
par les professionnels non adhérents est destinée à compenser
la suppression de l'abattement de 20 % qui s'inscrit dans un dispositif
plus large. Le Conseil constitutionnel avait déjà validé auparavant la différence de traitement entre adhérents et non adhérents à un centre de gestion agréé (décision n° 89-268 DC du 29 décembre 1989 sur le régime fiscal applicable aux adhérents des centres de gestion agréés). |
| Article 81 |
Prorogation jusqu'en 2010 de la réduction d'impôt
accordée au titre des souscriptions de parts de FCPI |
Les fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI)
sont une catégorie de fonds commun de placement à risque
dont 60 % minimum de l'investissement doit être placé dans
des actions de sociétés non cotées innovantes. La réduction d'impôt sur le revenu représente 25 % du montant des souscriptions dans la limite de 12 000 € pour un célibataire et 24 000 € pour un couple. Cette réduction est désormais valable jusqu'en 2010. |
Jusqu'au 31 décembre 2010 |
Initialement, cette réduction d'impôt s'arrêtait
au 31 décembre 2005. |
| Modifications du statut des SUIR |
Les sociétés unipersonnelles d'investissement à risque
(SUIR) permettent à des investisseurs dits "providentiels" d'être
exonérés d'impôt sur les sociétés à raisons
des revenus et plus-values nettes réalisées dans le cadre
du financement d'entreprises innovantes à risque. L'associé unique, son conjoint et leurs ascendants ne pouvaient prendre, via la SUIR, que 5 à 20 % maximum d'une société cible. Cet article modifie ces seuils et permet désormais une détention comprise entre 0 et 30 %. Le seuil de participation maximal passe pour sa part de 25 à 30 %. |
A partir du 1er janvier 2006 |
Cette mesure a pour objectif de favoriser le développement
des SUIR. |
|
| Article 85 |
Réforme de la taxe professionnelle : dégrèvement
pour investissements nouveaux |
Les entreprises peuvent bénéficier d'un
dégrèvement de taxe professionnelle sur certains investissements
nouveaux pendant une période de 3 ans. Le taux est dégressif
sur 3 ans : 100 % la première année, 66 % la deuxième
et 33 % la dernière. Ce nouveau système s'applique aux
investissements réalisés à partir de 2005. Le régime des investissements réalisés en 2004, et en 2005 pour les entreprises créées la même année, reste inchangé (exonération totale pendant 2 ans). |
A partir du 1er janvier 2005 (à condition que l'entreprise ait été créée avant 2005) |
Cette mesure conforte le DIV, auparavant temporaire,
en l'étendant sur une période indéfinie. L'ancien système était par ailleurs inégal, car le dégrèvement durait 2 ans pour les investissements réalisés en 2004 et 1 an pour 2005. |
| Article 111 |
Prorogation des régimes d'amortissement exceptionnel
des investissements en faveur de la protection de l'environnement |
Les entreprises qui réalisent des investissements
tels que :
|
Jusqu'au 1er janvier 2009 |
Initialement, ce régime d'amortissement exceptionnel
s'appliquait aux investissements réalisés avant le 1er
janvier 2006. |
| Article 128 |
Revalorisation du droit fixe de la taxe additionnelle à la
taxe professionnelle perçue au profit des chambres des métiers
et de l'artisanat |
Les montants de ce droit fixe passent :
|
A partir du 1er janvier 2006 |
|
| Article 129 |
Extension de la définition des opérations
d'assurance de la Coface |
La Coface peut garantir pour le compte de l'Etat "le
risque de carence et d'insolvabilité d'un exportateur" envers
les banques et les entreprises d'assurance qui lui ont apporté un
soutien. |
A partir du 1er janvier 2006 (décret à paraître) |
Cette mesure a été annoncée dans
le cadre du plan Cap Export lancé le 5 octobre 2005. |
| Article 130 |
Augmentation des taux de l'IATP en faveur des CCI |
Les chambres de commerce et d'industrie pourront augmenter
de 1 ou 1,5 % en 2006, sous conditions, les taux de leur imposition
additionnelle à la taxe professionnelle (IATP). La CCIP pourra pour sa part l'augmenter de 3 % en 2006 et 2 % en 2007. |
A partir du 1er janvier 2006 |
|
| Article 138 |
Rationalisation de la gestion des aides à la recherche
scientifique et technologique |
L'Agence nationale de la recherche (ANR) se voit confier
la gestion :
|
A partir du 1er janvier 2006 |
Cette mesure fait suite à la création de
l'ANR le 7 février 2005. |
| Article 160 |
Prorogation de l'aide à l'emploi dans le secteur
des hôtels, cafés et restaurants |
Cette aide à l'emploi prend la forme :
|
Jusqu'au 31 décembre 2006 |
Initialement, cette réduction d'impôt s'arrêtait
au 31 décembre 2005. Cette mesure vise à compenser l'impossibilité de baisser la TVA dans le secteur de la restauration de 19,6 à 5,5 %, suite à des retards dans la modification de la réglementation européenne en ce sens. |
| Article 162 |
Réduction du plafond de salaire exonéré de
charges sociales concernant les entreprises implantées en ZFU |
Les PME situées en zones franches urbaines sont,
sous conditions, exonérées de charges sociales dans la
limite de 1,4 SMIC par salarié. |
A partir du 1er janvier 2006 |
Cette mesure réduit de 1,5 à 1,4 SMIC le
plafond mensuel exonéré par salarié à compter
du 1er janvier 2006. |
Sources :
| |
|
Consulter le texte de la loi n° 2005-1720 du 30 décembre 2005 de finances
rectificative pour 2005 sur le site de Légifrance.
Sources :
L'Observatoire des aides aux petites
entreprises est un projet développé par l' Institut
supérieur des métiers (ISM) avec le soutien de la Direction
du Commerce, de l'Artisanat, des Services et des Professions Libérales et
de la Direction Générale des Entreprises (programme UCIP 2002).
La "Lettre de l'Observatoire des aides aux petites entreprises" est une publication
mensuelle et gratuite. Ce numéro est un numéro hors-série.
Directeur de la publication : Alexis Govciyan. Information
: observatoire@ism.asso.fr.
Si vous voulez faire connaître cette lettre d'information à vos
contacts, transmettez-leur l'adresse
de cette page .
La citation des informations à des fins non-commerciales est autorisée sous réserve
de mention de la source.
Ce site a été déclaré à la CNIL sous le n° 1119785.
Les informations que vous nous communiquez lors de votre inscription à cette
liste ne seront en aucun cas utilisées à d'autres fins. En application
des articles 27 et 34 de la loi dite "Informatique et libertés" n° 78-17
du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification,
de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour
toute demande, adressez-vous à : observatoire@ism.asso.fr.